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L’importance de l’éducation

Deux enfants lisent dans un hamac - Honduras

Deux amis lisent dans un hamac - Honduras
© GPE/Paul Martinez

Investir dans l’éducation est le moyen le plus efficace de réduire la pauvreté.

L’éducation va bien au-delà de l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul. Elle représente le meilleur investissement qu’un pays puisse faire pour sa population et son avenir, et elle joue un rôle crucial dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités.

  • L’éducation permet à l’individu de se doter des compétences et des outils nécessaires pour mieux subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants.
  • L’éducation contribue à améliorer les conditions et les performances de travail et constitue le terreau d’une croissance économique durable et viable pour aujourd’hui et pour demain.
  • L’éducation contribue à lutter contre la propagation de maladies telles que le VIH/SIDA, à faire reculer la mortalité maternelle et juvénile, et à améliorer la santé des populations.
  • L’éducation favorise la transparence, la bonne gouvernance et la stabilité, et elle contribue à lutter contre la corruption.

Investir dans l’éducation a de profondes retombées bénéfiques : l’éducation permet d’accroître les revenus, d’améliorer la santé, de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, d’atténuer les effets du changement climatique et de lutter contre la pauvreté.

Voilà concrètement comment se décline l’impact de l’éducation sur la vie des populations :

L’éducation est la clé qui permet à un pays de libérer son potentiel de croissance économique.
  • Si tous les élèves des pays à faible revenu quittaient l’école en ayant des compétences de base en lecture, 171 millions de personnes pourraient échapper à la pauvreté, ce qui équivaudrait à une réduction de la pauvreté mondiale de 12 % (Initiative mondiale Education First, p. 11).
  • Une année de scolarité supplémentaire permet à une personne d’augmenter ses revenus jusqu’à 10 % (UNESCO, p.7).
  • Les salaires, la productivité et les revenus agricoles — essentiels à la réduction de la pauvreté — sont plus élevés lorsque les femmes participant aux activités agricoles bénéficient d’une éducation de qualité (UNESCO p. 4)
  • Chaque année de scolarité supplémentaire accroît le produit intérieur brut (PIB) annuel moyen de 0,37 % (UNESCO, p.6)
  • Une hausse d’un écart type des acquis scolaires, tels que mesurés par les évaluations internationales des compétences en lecture-écriture et en mathématiques, est associée à une progression de 2 % de la croissance annuelle du PIB par habitant (Banque mondiale, p.32)
Pour améliorer durablement la santé des populations, l’éducation des filles et des femmes constitue souvent l’investissement le plus efficace. L’éducation des filles est souvent le moyen le plus déterminant pour améliorer les indicateurs de santé tels que la mortalité infantile, la mortalité maternelle, la propension des femmes enceintes à recourir à des méthodes d’accouchement modernes, la disponibilité de ces méthodes du fait de la présence de sages-femmes qualifiées en nombre suffisant, le taux d’accouchement à risque chez les adolescentes et le nombre d’enfants que celles-ci sont susceptibles d’avoir.
  • La probabilité de mortalité infantile baisse de 5 à 10 % pour chaque année de scolarité supplémentaire de la mère (UNESCO, p. 17)
  • L’enfant d’une femme qui sait lire a 50 % de chances supplémentaires de survivre après l’âge de cinq ans (UNESCO, p. 17)
  • Durant les 40 dernières années, l’augmentation de la scolarisation des femmes dans le monde a permis d’éviter le décès de plus de 4 millions d’enfants (Initiative mondiale Education First, p. 11)
  • En Afrique subsaharienne, on estime à environ 1,8 million le nombre d’enfants dont la vie pourrait être sauvée si leur mère suivait au moins des études secondaires (Initiative mondiale Education First, p. 11)
L’éducation est la clé qui permet aux femmes de défendre leurs droits, de pouvoir s’exprimer et de participer à la vie citoyenne.
  • Une année de scolarité supplémentaire réduit de 7,3 % la probabilité de devenir mère parmi les femmes ayant achevé au moins le cycle d’études primaires (Banque mondiale, p. 3)
  • L’investissement dans l’éducation des filles pourrait générer une hausse de 25 % de la productivité agricole en Afrique subsaharienne (IFPRI, p. 2)
  • Une année de scolarité supplémentaire permet à une femme d’augmenter ses revenus de 10 % à 20 % (Banque mondiale)
  • Une hausse de 1 % du nombre de femmes ayant suivi un enseignement secondaire peut permettre de renforcer la croissance économique annuelle par habitant de 0,3 % (Banque mondiale, p.3)
  • L’incapacité de certains pays à offrir aux filles une éducation d’un niveau égal à celle des garçons leur coûte plus d’un milliard de dollars par an (Plan International. "Paying the price. The economic cost of failing to educate girls")

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Last Modified: May 13, 2013