Foire aux questions
Points essentiels
- Combien de filles achèvent-elles le cycle primaire dans les pays FTI ?
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Les filles sont de plus en plus nombreuses à mener leur scolarité à terme. En 2008, plus des deux tiers d'entre elles ont achevé le cycle primaire dans tous les pays FTI, contre 56 % seulement en 2002. La FTI EPT est déterminée à diminuer encore leur taux d'abandon des études.
- Quel est le nombre d'enfants non scolarisés à l'heure actuelle ?
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Selon l'UNESCO, le nombre d'enfants non scolarisés en âge de fréquenter l'école primaire a reculé de 39 millions entre 1999 et 2008, et s'établissait à 67 millions en 2008. Cette baisse est intervenue pour plus de 80 % en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l'Ouest. En Afrique subsaharienne, la diminution du nombre d'enfants non scolarisés s'est accélérée, passant de 1,4 million par an entre 1999 et 2004 à 1,6 million au cours de la période 2004-2008. Environ 43 % des enfants non scolarisés y vivent, et 27 % en Asie du Sud et de l'Ouest, dont près de la moitié dans 15 pays seulement.
- Combien d'enfants achèvent-ils le cycle primaire ?
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D'après l'UNESCO, le nombre d'enfants inscrits à l'école primaire a augmenté de 52 millions entre 1999 et 2008. Des progrès substantiels sont observables en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l'Ouest. La première a relevé son taux de scolarisation net de près d'un tiers, malgré l'accroissement sensible de la population d'âge scolaire. La seconde a diminué de moitié la population non scolarisée. Le pourcentage d'enfants achevant un cycle complet d'enseignement primaire dans les pays partenaires FTI a progressé au fil des ans, passant de 58 % en 2000 à 72 % en 2008. Un nombre substantiel d'enfants quittent néanmoins l'école avant d'avoir terminé le cycle primaire. En Afrique subsaharienne, 10 millions abandonnent ainsi l'école primaire chaque année.
- Quelles sont les sommes nécessaires pour scolariser tous les enfants dans le cycle primaire avant 2015?
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Les besoins en financement pour réaliser l'objectif d'éducation primaire universelle sont énormes. L'UNESCO estime qu'une aide extérieure annuelle de 16 milliards de dollars EU sera nécessaire pour aider les pays à faible revenu à atteindre l'objectif d'une éducation de base pour tous les enfants à l'horizon 2015.

Qu'est-ce que la FTI-EPT ?
- Qu’est-ce que l’Initiative pour une mise en Å“uvre accélérée du Programme Éducation pour tous ?
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L’Initiative pour la mise en Å“uvre accélérée du programme Éducation pour tous (FTI-EPT) est un partenariat mondial entre les pays en développement et les donateurs, les institutions multilatérales, les organisations de la société civile et le secteur privé, dont l’objectif est de veiller à ce que tous les enfants reçoivent une éducation de base de qualité.
Tous les pays à faible revenu qui font preuve de leur détermination à réaliser l'objectif de l'enseignement primaire universel peuvent adhérer à l'Initiative FTI-EPT. Le partenariat repose sur la responsabilisation mutuelle. Les pays en développement s'engagent à élaborer et appliquer des programmes éducatifs sérieux et viables et à augmenter les ressources nationales allouées à l'éducation de base. Les pays bailleurs de fonds, les organisations multilatérales, les intervenants du secteur privé et les organisations de la société civile s'engagent alors à adapter leur assistance à ces programmes par le biais d’un accroissement de la coopération et de l'aide financière.
- Pourquoi l’Initiative pour une mise en Å“uvre accélérée du Programme Éducation pour tous (FTI?EPT) a-t-elle été lancée ?
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Les dirigeants mondiaux ont déclaré au Forum de l'éducation qui s'est tenu à Dakar en 2000 que « aucun pays sérieusement engagé en faveur de l'EPT ne verra ses efforts pour réaliser l'objectif d'éducation primaire pour tous à l'horizon 2015 contrariés par un manque de ressources. »
Il existe des preuves irréfutables que l'éducation (en particulier celle des filles) est l'un des meilleurs investissements dans le développement. L'éducation est indispensable à la lutte contre la pauvreté et les inégalités : elle donne à chacun les moyens d'assurer sa subsistance et celle de sa famille. Elle crée les conditions nécessaires à une croissance économique soutenue et diversifiée et au renforcement de la productivité de la population. Elle peut freiner la propagation du VIH/SIDA et d'autres maladies, et diminue la mortalité maternelle et infantile. L'éducation favorise la bonne gouvernance et la stabilité.
- La FTI-EPT a-t-elle enregistré de bons résultats à ce jour ?
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Oui. Des progrès substantiels ont été accomplis. Grâce à l’Initiative, le nombre d'enfants scolarisés, y compris les filles, a augmenté, et ils sont plus nombreux à achever leur scolarité. Dans beaucoup de pays admis à bénéficier de la FTI, les financements nationaux alloués à l'éducation de base ont augmenté ; la FTI-EPT contribue à coordonner l'aide globale et à améliorer l'efficacité de l'aide dans le secteur éducatif.
On notera plus particulièrement les points suivants :
- Scolarisation de tous les enfants, filles et garçons : de 2002 à 2008, le nombre d'enfants scolarisés dans les pays FTI en Afrique a progressé de 50 %, et celui des enfants scolarisés dans les pays FTI au plan mondial a augmenté de 19 millions.
- Amélioration des taux d'achèvement scolaire : 27 pays FTI (sur 43) ont réalisé ou sont près de réaliser l'objectif de parité des sexes en matière d'achèvement du cycle primaire.
- Les filles comblent leur retard : en Afrique, le pourcentage de filles parmi les nouveaux inscrits atteint le chiffre remarquable de 62 %. Les filles représentent 54 % des enfants nouvellement scolarisés à l'échelle mondiale, ce qui montre qu'elles rattrapent enfin leur retard par rapport aux garçons. En 2008, plus des deux tiers d'entre elles ont achevé le cycle primaire dans l'ensemble des pays FTI, contre 56 % seulement en 2002. La FTI-EPT est déterminée à diminuer encore leur taux d'abandon scolaire.
- Favoriser l'harmonisation et l'efficacité de l'aide : la FTI veille à l'harmonisation et à l'efficacité de l'aide, le pays partenaire assurant le pilotage du programme. L'OCDE et les Nations Unies ont salué en elle un excellent modèle de coordination des bailleurs de fonds et de collaboration.
- Quels sont les liens entre la FTI-EPT et les objectifs du Millénaire pour le développement et l'Éducation pour tous ?
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La FTI-EPT est un partenariat mondial dont l’objectif est d’assurer une éducation de base et de qualité à tous les enfants à l'horizon 2015, objectif qui s'inscrit également parmi ceux du programme Éducation pour tous et compte parmi les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Les conférences mondiales organisées par les Nations Unies pendant toute la première moitié des années 90 ont abouti à l'établissement de huit OMD visant à réduire la pauvreté et à instaurer un développement durable.
Au sommet du Millénaire qui s'est tenu en 2000, les dirigeants mondiaux se sont engagés à collaborer pour réaliser ces objectifs, dont deux coïncident avec ceux adoptés par le Forum mondial sur l’éducation : l'universalisation de l'enseignement primaire d'ici à 2015 et l’élimination des disparités entre les sexes dans l'enseignement primaire et secondaire avant 2005.
Un autre OMD reconnaît explicitement que l'éradication universelle de la pauvreté n'est réalisable que dans le cadre d'un partenariat mondial pour le développement. Ce pacte mondial établit clairement que les pays pauvres ont pour responsabilité première d’assurer une utilisation rationnelle des ressources et de mieux en rendre compte à leurs citoyens. Or, pour que les pays réalisent les OMD, les pays plus riches doivent absolument intensifier leur aide, et ce de manière plus efficace.
- La FTI-EPT est-elle un fonds mondial pour l'éducation ?
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Non, la FTI-EPT n'est pas seulement un fonds ; elle est également un cadre de concertation et de coordination de l'aide. Les Nations Unies et l'OCDE l'ont salué comme étant un modèle de coordination des bailleurs de fonds. La FTI-EPT applique une approche « horizontale » au secteur de l’éducation. Les pays en développement élaborent un programme national pour le secteur de l’éducation, en concertation avec les donateurs et les organisations de la société civile. Ceux dont le programme est avalisé peuvent présenter une demande de financement au fonds de l’Éducation pour tous de la FTI. Ce fonds, qui est géré par la Banque mondiale en qualité de fiduciaire, remplace les Fonds catalytique multidonateurs, le Fonds de développement de programmes d'éducation (FDPE) et le Fonds fiduciaire du Secrétariat.
- Dans quel contexte la FTI-EPT a-t-elle été créée ?
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Le partenariat FTI-EPT est le fruit de la réflexion collective des participants aux conférences mondiales organisées ces dernières années.
- Les objectifs de l'Éducation pour tous adoptés au Forum mondial de l'éducation qui s'est tenu en avril 2000 à Dakar (Sénégal), au cours duquel 180 pays se sont engagés à assurer une éducation de qualité à tous les enfants de la planète d'ici à 2015.
- Les objectifs du Millénaire pour le développement adoptés au sommet de l'ONU, en septembre 2000, à New York, durant lequel les dirigeants mondiaux ont décidé qu’à l’horizon 2015 Â tous les enfants, garçons et filles, devraient être en mesure d’achever le cycle complet de l'enseignement primaire.
- Le Consensus de Monterrey établi lors de la Conférence internationale sur le financement du développement qui s'est tenue en mars 2002 à Monterrey (Mexique), par lequel les pays riches se sont engagés à développer les possibilités d’échanges et à accroître le volume d'aide pour les pays qui appliquent des politiques rationnelles.
- Les déclarations de Rome et de Paris sur l'harmonisation et l'efficacité de l'aide (2003 et 2005), en vertu desquels la communauté du développement s'est engagée à adapter son assistance aux priorités de développement des pays et à harmoniser les politiques et les priorités des bailleurs de fonds en fonction des systèmes nationaux.
- Quels sont les éléments qui distinguent la FTI-EPT de projets antérieurs en matière d'éducation ?
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La FTI-EPT est accessible à tous les pays en développement qui font preuve d’une réelle volonté d’assurer à tous les enfants une éducation de base et de qualité. Néanmoins, son expansion dépendra en grande part du renforcement des engagements financiers des donateurs. La communauté internationale a salué le partenariat FTI comme constituant un modèle d'harmonisation des donateurs. Les premiers résultats montrent que son principal fonds fiduciaire a su fournir efficacement les moyens financiers nécessaires à la mise en Å“uvre de programmes éducatifs de qualité. Le financement n'est pas le seul objectif de l'Initiative : la FTI-EPT aide les bailleurs de fonds et les pays en développement partenaires à coopérer pour améliorer la coordination et rehausser l’efficacité de l'aide à l'éducation en se fondant sur les stratégies éducatives nationales.

Procédures d'évaluation et d'approbation de la FTI-EPT
- La FTI-EPT offre-t-elle un appui aux pays ?
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Oui. Les pays peuvent demander une aide financière et technique pour élaborer et évaluer un programme. Le Secrétariat de la FTI peut faciliter l'accès à une assistance technique, et notamment communiquer les coordonnées de consultants qui ont déjà travaillé sur ces questions auparavant. Les pays peuvent demander des financements au Fonds de l'éducation pour tous. Un organisme de surveillance doit être désigné, qui sera chargé de recevoir les fonds et de rendre compte de leur utilisation.
- Un pays dont le programme a été approuvé peut donc compter sur un financement de la FTI-EPT ?
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Pas forcément. Un pays dont le programme a été approuvé doit dans un premier temps vérifier si d'autres ressources peuvent être mobilisées au plan national. Il peut s'agir d'une hausse des financements intérieurs alloués à l'éducation ou d’une augmentation de l'APD. Les pays qui ne parviennent pas à mobiliser des moyens suffisants pour mettre en œuvre leurs programmes (à l'exception des pays de catégorie IDA III) peuvent alors demander à la FTI-EPT de les aider à combler leur déficit de financement. Toute demande de financement sera évaluée et doit satisfaire à certains critères pour être approuvée.
- Quelle est la meilleure méthode d'évaluation ?
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Les pays appliquent différentes méthodes. Dans certains cas, des groupes locaux de donateurs s'organisent pour évaluer les programmes ; dans d'autres, ils demandent une assistance technique pour établir une évaluation initiale qui guide ensuite leurs discussions (lire le Guide d’évaluation FTI ou consulter à titre d’exemple des rapports d’évaluation tels que celui concernant le Bhoutan (Bhutan's FTI-EPT Donors Appraisal Report (juin 2009) ou le Malawi (Malawi's Appraisal Report (septembre 2009).
- Pourquoi faut-il évaluer et approuver un programme éducatif ?
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Il existe deux raisons essentielles pour lesquelles l’évaluation et l'approbation d'un programme d’éducation sont une composante critique du processus FTI. D'abord, l'évaluation permet de réunir les principaux intervenants pour discuter et convenir des mesures nécessaires pour améliorer l'éducation. En second lieu, l'approbation d'un programme éducatif montre à la communauté des donateurs qu'un pays est déterminé à améliorer l'éducation et que son programme éducatif est crédible et digne de nouveaux investissements.

Le financement et les fonds fiduciaires FTI
- La FTI-EPT appuie-t-elle de nouveaux instruments d'aide ?
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La FTI soutient un nombre croissant d'investissements des pays donateurs dans l'enseignement primaire ; il est par ailleurs probable que le financement de l'éducation primaire universelle nécessitera des fonds substantiels de tous les instruments d'aide. Le partenariat FTI-EPT soutient toutes les nouvelles modalités d'aide susceptibles d’apporter les fonds nécessaires pour combler le déficit de financement des programmes d’éducation et de favoriser l’expansion des activités dans les pays dotés de programmes avalisés par la FTI dans l'immédiat.
- La FTI a-t-elle mobilisé des financements nationaux pour l'éducation ?
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La FTI-EPT a été établie en 2002 sous forme de « pacte mondial » entre les pays à faible revenu et les partenaires donateurs. Le pacte prévoit que les donateurs mobilisent les ressources et en améliorer la prévisibilité, et que les bénéficiaires prouvent leur détermination à réaliser l'objectif d'enseignement primaire universel par l'apport de financements nationaux suffisants et durables. La FTI-EPT s’appuie sur un cadre d’action entériné au plan international, qui donne priorité aux résultats, à la prise en main locale et au partage des charges. Ses objectifs sont les suivants : assurer la scolarisation de tous les enfants, réaliser la parité des sexes, et consacrer 20 % des budgets nationaux à l'éducation - dont 50 % devraient être affectés à l'enseignement primaire. Dans le cadre des travaux qu’il a réalisés pour définir des critères et assurer le suivi des financements alloués aux secteurs de l'éducation dans les pays en développement partenaires, le Secrétariat de la FTI a établi un jeu de trois indicateurs couvrant les 40 pays dont le programme d’éducation a été approuvé à ce jour. Les trois indicateurs affichent une évolution positive entre 2000 et 2008. Dans l’ensemble, les pays en développement partenaires ont : i) relevé la part du produit intérieur alloué à l'éducation d'environ un demi-point, celle-ci atteignant 4,5 % ; ii) rehaussé la part du budget national affectée à l’éducation de près d'un point pour s'approcher du critère de 20 % fixé par la FTI ; et iii) maintenu la part des ressources consacrées au sous-secteur de l'éducation primaire/de base aux environs de 47 %, malgré la crise économique et financière actuelle. La FTI axe ses efforts sur l'Afrique subsaharienne, où se situent près de 60 % des pays partenaires. L'Afrique est également la région où, globalement, les ressources allouées au secteur de l'éducation ont le plus augmenté au cours de la période analysée. En 2008, par exemple, les dépenses consacrées à l'éducation se sont établies à 4,3 % du PIB et à 20,3 % du budget public, 51,1 % de ces financements ayant été attribués au sous-secteur de l'enseignement primaire/de base. Le grand nombre de données manquantes dans cette analyse préliminaire met en évidence les problèmes considérables auxquels la FTI est confrontée en termes de collecte et d'analyse des données financières dans les pays en développement. Cette difficulté est à l'origine de la priorité fixée par le Secrétariat de la FTI pour 2010, qui consiste à établir des critères de performance en matière d'obligation de rendre compte et de résultats.
- Comment les deux fonds sont-ils gérés ?
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Le Fonds catalytique et le FDPE sont administrés par la Banque mondiale, sous la direction de leurs Comités respectifs. Ces derniers se réunissent généralement deux fois par an. Le Secrétariat de la FTI rend régulièrement compte des activités des Fonds aux partenaires FTI.
- Quelles sont les modalités d'accès aux Fonds catalytique ?
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Dans un premier temps, les donateurs locaux doivent avaliser le programme éducatif du pays au niveau national. Ainsi, dans le cas où un pays souhaite bénéficier de la FTI, les autorités doivent contacter l'organisme de coordination local pour l'éducation. Chaque année, le Comité du Fonds catalytique (composé de représentants de donateurs au Fonds, de la Banque mondiale, de l'UNESCO et de l'UNICEF) sélectionne les pays, parmi ceux dont le programme éducatif a été approuvé, qui recevront un don du Fonds catalytique et décide du montant de cet apport. Les décisions du Comité se fondent sur son évaluation des pays dont les besoins sont les plus criants et où les ressources du Fonds seraient le mieux utilisées.
- Quelles sont les modalités d'accès au Fonds de développement de programmes d'éducation
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Si un pays souhaite accéder au FDPE, les autorités nationales doivent contacter le chef d'équipe de projets de la Banque mondiale ou l'organisme de coordination local. Le FDPE est destiné aux pays qui n'ont pas établi de programmes dans le domaine de l'éducation et dont la capacité de planification est insuffisante. Il peut également aider les pays à faible revenu à mettre en commun leurs connaissances et leur expérience en matière d’éducation pour atteindre l’objectif de scolarisation primaire universelle.
- Combien de pays bénéficient-ils de financement du Fonds catalytique ?
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Trente-sept pays ont reçu des allocations du Fonds catalytique : le Bénin, le Burkina Faso, le Cambodge, le Cameroun, Djibouti, l'Éthiopie, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Guyana, Haïti, le Kenya, le Kirghizistan, le Lesotho, le Liberia, Madagascar, le Mali, le Malawi, la Mauritanie, la Moldavie, la Mongolie, le Mozambique, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Népal, le Nicaragua, le Niger, la RPD lao, la République centrafricaine, le Rwanda, Sao Tomé et Principe, le Sénégal, la Sierra Leone, le Tadjikistan, Timor Leste, le Togo, le Yémen et la Zambie.
- Quelle part de l'aide publique au développement (APD) est-elle allouée à l'éducation de base ?
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Depuis le Forum mondial de l'éducation qui s'est tenu à Dakar (Sénégal) en 2000, le total des engagements au titre de l'aide à l'éducation a progressé de 58 %, passant de 7,6 milliards de dollars EU en 2000 à 12 millions de dollars EU en 2004 (en prix constants de 2007). À cette hausse substantielle a cependant s succédé une baisse en 2005 (9,9 milliards de dollars EU). Les engagements au titre de l’aide se sont redressés en 2006, mais sont restés stationnaires, aux environs de 12 milliards de dollars EU, entre 2006 et 2007. Les engagements au titre de l'aide à l'éducation de base se sont élevés à 4,3 milliards de dollars EU en 2007, dont 62 % sont allés aux pays à faible revenu (2,6 milliards de dollars EU). Malgré la priorité accordée à ces pays, le montant des engagements à ce titre demeure faible en comparaison aux besoins de financements extérieurs, estimés à 11 milliards de dollars EU par an, pour que tous les pays à faible revenu atteignent les objectifs en matière d'enseignement primaire universel, de soins et d'éducation de la petite enfance et d'alphabétisation.
- Qu'est-ce que le Fonds catalytique ?
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Le Fonds catalytique a été établi en novembre 2003 par les donateurs FTI. Il a pour objectif d’offrir un financement transitoire à court terme pour permettre aux pays qui ne disposent pas du soutien d’un nombre suffisant de bailleurs de fonds d’éliminer leur déficit de financement, et vise en outre à mobiliser auprès des sources bilatérales et multilatérales habituelles un appui plus durable. Étant donné son rôle transitoire, le Fonds catalytique devrait demeurer restreint en regard de l'aide apportée directement par la communauté des partenaires au développement aux pays dans l’ensemble. Il renforce toutefois considérablement l’engagement de l’Initiative de satisfaire les besoins de financement de tous les pays remplissant les conditions requises.
Contribution des donateurs au Fonds catalytique :
Les promesses de contribution et les recettes du Fonds catalytique ont totalisé 1,9 milliard de dollars EU pour la période 2003-2013, dont plus de 950 millions de dollars EU ont été décaissés à ce jour. Ces financements sont apportés par les 18 donateurs suivants : l'Allemagne, l'Australie, la Belgique, le Canada, la Commission européenne, le Danemark, l'Espagne, la France, l'Irlande, l'Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, la Roumanie, la Russie, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse.
- Qu'est-ce que le Fonds de développement de programmes d'éducation (FDPE) ?
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Le Fonds de développement de programmes d'éducation multi-donateurs (FDPE) a été mis en place par la FTI en novembre 2004 pour permettre à un plus grand nombre de pays à faible revenu d’avoir accès à l'Initiative et pour accélérer les progrès dans la réalisation de l'objectif d'éducation primaire universelle.
Le FDPE peut apporter aux pays en développement dépourvus de programmes d’éducation et dotés de capacités limitées un appui technique, et renforcer les capacités nécessaires à l’élaboration et à l’exécution d’un programme d’éducation bien conçu.
- Quelles activités le FDPE peut-il financer ?
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Les activités susceptibles de bénéficier du FDPE sont les suivantes :
Assistance technique et analytique pour l'élaboration de politiques et de stratégies éducatives et d'un plan national pour le secteur de l'éducation dans les pays dont les capacités et le soutien des donateurs sont insuffisants, y compris, sans que cette liste soit limitative, des analyses stratégiques de la situation sectorielle, le chiffrage des coûts des plans d'éducation nationaux, l'évaluation de leurs retombées sur les finances publiques et l’appui à l'établissement d'un consensus autour des problèmes stratégiques délicats et de l'affectation des dépenses.
Appui technique et analytique sélectif en vue de dégager de l'expérience des pays des connaissances susceptibles d'être diffusées au plan national et international, dans le cadre de l'élaboration et de la mise en œuvre de politiques nationales et de programmes d'éducation en vue de réaliser les ODM dans ce secteur, et concernant notamment les décisions difficiles en matière d'action publique et d'affectation des dépenses et la marche à suivre pour transposer les réformes à plus grande échelle.
Des services techniques et analytiques pour la planification stratégique concernant les niveaux d'éducation autres que l'enseignement primaire dès lors qu'ils s'inscrivent dans le cadre de l'élaboration d'un programme sectoriel ayant pour objectif fondamental la scolarisation primaire universelle, ceci afin de tenir compte des conséquences que des politiques déficientes à d'autres niveaux d'enseignement ont sur l'aptitude des pays à réaliser les ODM. Le FDPE ne doit pas être utilisé pour financer l'élaboration de programmes destinés exclusivement à d'autres niveaux d'éducation.
- Qui sont les donateurs du FDPE ?
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Les engagements au titre du FDPE ont totalisé 115 millions de dollars EU environ pour la période comprise entre 2005 et 2013, les pays suivants ayant promis des contributions : Australie, Canada, Espagne, France, Irlande, Japon, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Russie, et Suède.

Last Modified: November 29, 2011
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