L’éducation façonne l'avenir

Des jeunes vivant dans des pays partenaires du GPE nous racontent comment l'éducation leur a permis d’accéder à une vie meilleure.
Gilles Yakam
Gilles Yakam
Valentine Maswache
Valentine Maswache
Harrison Nyamawi
Harrison Nyamawi
Fanti Tukuwei
Fanti Tukuwei
Aishetu Mahmoudu Hama
Aishetu Mahmoudu Hama
Jamal
Jamal Jumaa Mwalimu
Aicha Macky
Aicha Macky
Michael Wanjala
Michael Wanjala
Robert Manyala
Robert Manyala
Rashida Ibrahim
Rashida Ibrahim
Wilfred Mangom
Wilfred Mangom
Edison Obodo
Edison Obodo
Adedeji Edun
Adedeji Edun
Bibisharifa Talbizoda
Bibisharifa Talbizoda
Crédit: GPE/Philippe Menkoue

Étudier m’a sauvé d’une vie dans la rue.

Gilles Yakam
23 ans, Cameroun

Gilles, enseignant de 23 ans au Cameroun, pense pouvoir avoir la vie qu'il veut car, il a été scolarisé. Il affirme : « être allé à l'école m'a permis d'obtenir un emploi et d'être stable financièrement ».

Gilles a dû surmonter de nombreux défis quand il était à l'école. Il se rappelle que la chaleur extrême et le manque d'une alimentation adéquate ont été des problèmes fréquents pendant une partie de ses études. De plus, avec l'extrémisme actif de Boko Haram dans la région où il habitait, Gilles devait être très prudent dans les zones sujettes à la criminalité et à la violence.

En grandissant dans une zone aux taux de criminalité et de délinquance élevés, Gilles avait de fortes chances de suivre le même chemin. Pour lui, l'éducation est la raison grâce à laquelle il n'a pas fini en prison. Il dit : « étudier m'a sauvé d'une vie dans la rue ».

Credit: GPE/Kelley Lynch

Je sais qu’étudier fera de moi une personne meilleure et rendra mon avenir meilleur aussi.

Valentine Maswache
24 ans, Kenya

Valentine Maswache, 24 ans, poursuit une licence en journalisme et études médiatiques à l'Université de Nairobi, au Kenya, avec une spécialisation en relations publiques.

Après avoir fait des études de niveau secondaire dans un établissement informel derrière la décharge publique de Nairobi, Valentine sait ce que signifie se battre pour pouvoir étudier. La plupart des filles de son école ont décroché, sont devenues des mères célibataires qui ne peuvent compter que sur un travail occasionnel pour pourvoir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants.

Malgré cet environnement difficile, Valentine a pu compter sur plusieurs exemples, y compris sur ses parents, qui l'ont encouragée à terminer ses études. Elle se souvient que ses parents pensaient que : « étudier est la meilleure chose qui puisse arriver dans ce monde et c'est la clé de la réussite ».

Valentine est maintenant assistante de recherche pour Vision Empowerment Trust, une association professionnelle de chercheurs en éducation et sciences sociales. « L'éducation vous transporte », dit-elle. « C'est la meilleure chose que vous puissiez avoir ».

Credit: GPE/Kelley Lynch

Mes frères ne peuvent pas se permettre d'acheter de la nourriture. Je me bats pour étudier, afin de pouvoir aider ma famille. J’ai compris qu’il n’y a que l'éducation qui peut changer les choses pour moi.

Harrison Nyamawi
19 ans, Kenya

Né au Kenya, Harrison Nyamawi a eu plus que sa part de luttes en essayant d'étudier. Depuis la mort de son père lorsqu'il était enfant, Harrison se bat pour se procurer l'argent dont il a besoin, afin de pouvoir rester à l'école.

Pour cette raison, Harrison a occasionnellement manqué un trimestre ou a dû redoubler une classe. L'argent de sa famille était utilisé pour envoyer son frère aîné à l'école. Sa sœur aînée, qui finançait son éducation, est morte, et un cousin qui a ensuite assumé la responsabilité financière n'a pas pu continuer.

Tout au long de ces épreuves, Harrison a persévéré et a réussi à surmonter les défis. Aujourd'hui, il fait du bénévolat dans une organisation qui l'aidera à l'envoyer à l'université. Grâce à cette organisation, il incite d'autres jeunes à surmonter les défis de la vie et à leur inculquer l'importance d'obtenir une éducation.

Lorsque l'on interroge Harrison sur le fait qu'il a persisté face à des défis si difficiles, Harrison dit : « mes frères ne peuvent même pas se permettre d'acheter de la nourriture. Je me bats pour étudier, afin de pouvoir aider ma famille. J'ai compris qu'il n'y a que l'éducation qui peut changer les choses pour moi. On dit que l'éducation est une préparation pour la vie mais, je pense que l'éducation c'est la vie elle-même. »

Credit: GPE/David Jituboh

Quoique vous souhaitiez faire, débrouillez-vous pour aller à l'école. C’est cela qui vous permettra vraiment de changer de vie.

Fanti Tukuwei
25 ans, Nigéria

Fanti Tukewei du Nigéria affirme : « l'éducation m'a aidée à devenir une personne différente. » Elle estime que l'éducation a changé sa perspective sur la vie et a élargi ses horizons.

Elle a étudié la chimie à l'Université de Lagos, et comme la chimie est un domaine d'étude difficile, elle a dû faire des efforts supplémentaires pour réussir. Malgré une spécialisation difficile, Fanti chérit les souvenirs qu'elle a de l'école, surtout ses moments passés au laboratoire, où elle élaborait des produits chimiques qui pouvaient être utilisés dans les produits quotidiens.

Vivre loin de l'université a fait partie des difficultés auxquelles elle a été confrontée. Elle étudiait sur le campus toute la nuit, quittant sa maison à 23 heures, afin de pouvoir entrer dans la bibliothèque et y étudier jusqu'à 5 heures du matin.

Pour Fanti, apprendre à l'école va au-delà des sujets que les gens choisissent d'étudier ; elle estime qu'avoir été à l'école a changé sa façon de penser. Fanti souligne combien il est important d'acquérir une bonne éducation : « quoique vous souhaitiez accomplir, débrouillez-vous pour aller à l'école. C'est cela qui vous permettra vraiment de changer de vie. »

Credit: GPE/Kelley Lynch

Mes seules modèles étaient mes professeurs car, je n'avais personne d'autre à admirer.

Aishetu Mahmoudu Hama
23 ans, Niger

Pour aller à l'école primaire, Aishetu Mahmoudu Hama, 23 ans, s'est heurtée à de nombreux défis. Elle était l'une des seules parmi une poignée d'élèves étudiant dans une petite salle de classe spartiate. « Il était difficile d'étudier », se souvient-elle. « On s'asseyait sur le sol - parfois sur un tapis, parfois juste dans la boue ».

Malgré de tels défis, Aishetu a persévéré et elle est maintenant l'une des rares filles qui a poursuivi ses études. Aujourd'hui, elle étudie à l'Université de Niamey pour être enseignante. Lorsqu'elle rentre chez elle, elle prend le temps de rencontrer des filles qui sont actuellement à l'école primaire. Aishetu aime être un modèle pour ces filles et espère les motiver à poursuivre leurs études.

Les enseignants d'Aishetu ont joué un rôle clé en la motivant à terminer ses études : « les seuls modèles à m'inspirer étaient mes professeurs car, je n'avais personne d'autre à admirer ». Ses professeurs lui disaient : « tu es courageuse, tu peux aller à l'école et réaliser quelque chose ».

Aishetu est reconnaissante d'avoir pu bénéficier d'une éducation, estimant que si elle n'était pas allée à l'école, sa vie serait comme celle de ses frères et sœurs plus âgés : élevage, agriculture ou mariage avec beaucoup d'enfants. Elle espère inspirer ses jeunes frères et sœurs à accéder à l'éducation et à devenir médecins, afin d'aider la communauté.

"Regarder des gens comme ma fille qui ont obtenu un diplôme de cette école et qui réussissent, donne aux parents un exemple concret des raisons pour lesquelles nous devrions envoyer nos enfants à l'école », explique son père. « Cela les motive. Ils veulent que leurs enfants grandissent et soient comme elle ».

Credit: GPE/Chantal Rigaud

L'éducation est importante car, elle vous permettra de vous libérer et de libérer votre esprit dans le monde globalisé où nous vivons aujourd'hui.

Jamal Jumaa Mwalimu
27 ans, Tanzanie

Originaire de Tanzanie, Jamal, 27 ans, est reconnaissant pour les opportunités dont il a bénéficié grâce à l'éducation. Pour lui, l'éducation fait partie d'un des avantages de sa vie et il est convaincu que s'il n'avait pas acquis une éducation : « la vie serait très difficile et il [lui] serait très difficile de trouver un emploi ».

Étudiant déterminé dès son plus jeune âge, Jamal travaillait bien, a obtenu de bonne notes, et est allé dans un internat pour garçons pour poursuivre ses études secondaires. Il a de bons souvenirs de cette époque et se rappelle que le principal défi auquel il était confronté, était la longue distance entre l'école et sa maison. Il ne pouvait voir sa famille que pendant les week-ends.

Jamal a fait des études de comptabilité. Il veut mettre à profit ces compétences pour monter sa propre entreprise et vendre son art.

En constatant comment l'éducation assure un avenir meilleur, Jamal a décidé de jouer son rôle de grand frère et de faire en sorte que sa petite sœur finisse aussi ses études secondaires. Avec l'argent qu'il économise en vendant son art, Jamal aide sa famille à payer les frais de scolarité de sa sœur. Recevoir une éducation a été bénéfique pour Jamal et sa famille, et imaginer sa vie sans éducation, aujourd'hui lui est impossible.

Credit: GPE/Kelley Lynch

Tout ce que je suis aujourd'hui, je le dois à mon éducation.

Aicha Macky
35 ans, Niger

Pour la sociologue et documentariste Aicha Macky, l'éducation a joué un rôle clé dans sa vie : « Tout ce que je suis aujourd'hui, je le dois à mon éducation ».

Aicha explique que, bien que son père n'ait pas été instruit, il reconnaissait la valeur d'acquérir une éducation et a fait en sorte que tous ses enfants puissent aller à l'école. Elle apprécie la diversité culturelle et les différentes façons de penser auxquelles elle a été exposée grâce à son éducation, affirmant que l'éducation « m'a ouvert les yeux ».

Trouver sa voie professionnelle n'a pas été facile pour Aicha. Elle a d'abord voulu étudier la diplomatie mais, elle a dû étudier le droit. Il lui a fallu un certain temps avant de trouver sa véritable vocation, et elle a finalement étudié la sociologie et le cinéma. Aujourd'hui, elle se considère comme une ambassadrice culturelle pour son pays, et elle dit combien « grâce à [son] éducation, je peux communiquer avec le monde ».

Aicha ne peut imaginer sa vie sans éducation : « ne pas être éduquée est quelque chose que je ne peux même pas imaginer pour moi. » Elle pense qu'une femme éduquée est mieux équipée pour faire fonctionner un ménage, porter une grossesse saine à terme, et est davantage capable d'éduquer et d'élever un enfant.

Credit: GPE/Kelley Lynch

J'ai été élevé dans un bidonville. La plupart des jeunes dans les bidonvilles font du trafic de drogues et en consomment. Je pense que si je n'avais pas été à l’école, si je ne m’étais pas accroché, croyez-moi, j'aurai pu être un de ces types.

Michael Wanjala
24 ans, Kenya

Élevé dans le fameux bidonville de Kibera à Nairobi, Michael Wanjala, 24 ans, est le fils d'une mère célibataire pauvre. Tout au long de sa vie, aller à l'école a été pour lui un défi monumental. La mère de Michael lavait des vêtements pour récolter de l'argent, afin de pouvoir payer les frais de scolarité de son fils.

Michael se souvient : « j'ai toujours été ému de voir la façon dont ma mère luttait. Ce qui m'a poussé en particulier, c'est un jour où maman est allée demander un prêt de 2 000 shillings pour pouvoir payer mon éducation ... C'était tellement difficile. Je devais quémander pour les manuels scolaires. Je devais quémander pour l'uniforme, les chaussures, parce que les autres enfants riaient. J'ai dû aller de l'avant parce que j'avais besoin d'une éducation. »

« J'ai été élevé dans un bidonville. La plupart des jeunes dans les bidonvilles font du trafic de drogues et en consomment. Je pense que si je n'avais pas été à l'école, si je ne m'étais pas accroché, croyez-moi, je pourrais être un de ces types. »

Aujourd'hui, Michael étudie l'ingénierie mécanique à l'Université technique du Kenya. Il travaille également avec les jeunes dans les bidonvilles, afin de les aider à trouver un chemin vers une vie meilleure.

Credit: GPE/Kelley Lynch

L’éducation est source de lumière, l’éducation est source de pouvoir.

Robert Manyala
24 ans, Kenya

Ingénieur en logiciel, Robert Manyala se concentre sur la résolution des problèmes du monde grâce à la technologie, et il ne perd pas de temps. Titulaire d'un diplôme en informatique de l'Université de Technologie et d'Agriculture de Jomo Kenyatta, Robert a déjà développé de nombreuses innovations reconnues dans son domaine : un programme qui utilise la biométrie pour acheter et vendre des terres, réduisant ainsi la fraude et la corruption ; des actes de naissance numériques ; et des systèmes d'admission en ligne pour s'inscrire à des cours à l'université Jomo Kenyatta.

Robert représente actuellement l'université Jomo Kenyatta en travaillant sur le développement de NEMIS – le système d'information pour la gestion de l'éducation nationale au Kenya. Le système fournira des informations et des statistiques en temps réel qui révolutionneront la prestation et la gestion de l'éducation au Kenya.

« L'éducation est source de lumière et l'éducation est source de pouvoir », dit-il. J'ai pu réaliser mes rêves grâce à l'éducation.

Credit: GPE/Kelley Lynch

Je dirai à ma fille : fais ce que veux, mais fais-le bien.

Rashida Ibrahim
28 ans, Niger

Rashida Ibrahim a 28 ans, enseigne l'anglais au Niger, et comprend combien il est important de d'acquérir une éducation. C'est grâce à l'éducation qu'elle peut enseigner et transmettre ses connaissances.

Rashida est fière de pouvoir contribuer au développement de son pays en enseignant à sa communauté. Non seulement elle est capable de pourvoir à ses besoins, mais elle peut aussi aider ses frères et sœurs financièrement lorsqu'ils en ont besoin. Rashida dit : « Je suis indépendante et je peux pourvoir à mes besoins. »

Bien que l'éducation ait eu une influence positive dans la vie de Rashida, il y a eu des moments de lutte. Rashida se rappelle sa dernière année de lycée, lorsqu'enseignants et élèves ont initié un mouvement de grève. Elle a dû aller dans deux écoles différentes pour être sûre de ne pas être en retard et d'étudier pour son baccalauréat en fin d'année.

En tant que femme instruite, Rashida a des ambitions pour elle et pour sa communauté. L'un de ces rêves consiste à avoir sa propre entreprise de communication ou d'événements. Rashida dit que si un jour elle a une fille, elle lui inculquera l'importance d'avoir une éducation : « je dirai à ma fille : sois toi-même, fais ce que tu veux, mais fais-le bien. »

Credit: GPE/Philippe Menkoue

Grâce à l’éducation, aujourd’hui je gagne ma vie.

Wilfred Mangom
22 ans, Cameroun

Wilfred est un jeune camerounais de 22 ans, technicien en réfrigération, qui a terminé ses études secondaires avec un diplôme technique en climatisation. Finir ses études secondaires n'a pas été une tâche facile. Dès son jeune âge, Wilfred a dû lutter au sein d'un foyer brisé, car son père avait quitté la famille.

Peu de temps après, Wilfred a dû faire preuve de maturité et de ténacité lorsque sa mère, sa grand-mère et son arrière-grand-mère sont décédées tout au long de ses années scolaires. Il a dû grandir rapidement.

Malgré ces tragédies et la difficulté d'aller à l'école, Wilfred est convaincu que ça aurait pu être bien pire. Selon lui, ça aurait été « désastreux » s'il n'était pas allé à l'école. « Le ciel serait tombé sur ma tête. J'aurais été oisif sans éducation dans un village quelque part, ou j'aurais été un toxicomane vivant dans les rues. »

Aujourd'hui, Wilfred travaille dans une société de climatisation où il installe l'air conditionné dans les bureaux, les maisons et les voitures. Wilfred est reconnaissant pour l'éducation qu'il a reçue, et dit que cela lui a permis de gagner sa vie et d'être un membre productif de la communauté. « L'éducation a tout été pour moi », dit-il.

Credit: GPE/David Jituboh

Je suis tellement heureux d’être instruit. Tout le monde devrait bénéficier d’une éducation.

Edison Obodo
28 ans, Nigéria

Edison Obodo est un jeune nigérian titulaire d'une licence en géologie de l'Université Delta du Nigéria.

« Lorsque j'étais à l'école, les principaux défis que j'ai rencontré étaient financiers ». Les parents d'Edison ne pouvaient pas lui donner tout l'argent dont il avait besoin pour ses manuels scolaires, ou pour obtenir les documents nécessaires aux devoirs. « À certains moments, j'ai dû me débrouiller tout seul, quand ils ne pouvaient pas m'aider. » Edison a souvent travaillé à temps partiel pour obtenir l'argent dont il avait besoin pour terminer ses études.

Cependant, en dépit des difficultés financières qu'il a connu et en dépit d'avoir eu à travailler lorsque ses parents n'étaient pas en mesure de lui fournir un soutien financier, Edison a de bons souvenirs de sa vie d'étudiant.

Edison dit qu'il fait son possible pour conseiller les étudiants qui se trouvent dans des situations similaires et montrer comment l'éducation modifie l'approche d'un individu sur la vie. Il insiste sur le fait que, s'il n'avait pas terminé ses études, il serait probablement dans la rue où, au mieux, il survivrait de petits boulots.

Credit: GPE/David Jituboh

L’éducation est le meilleur héritage.

Adedeji Edun
23 ans, Nigéria

Adedeji Edun, jeune étudiant à l'Université d'État d'Ogun au Nigéria, estime qu'il ne serait pas là où il est aujourd'hui, s'il n'était pas allé à l'école.

Adedeji est persuadé, que grâce à l'éducation, il a pu aller dans de nombreux endroits et rencontrer des gens qu'il n'aurait pas rencontrés normalement. Il est actuellement en dernière année à l'Université de Lagos. Il déclare : « l'éducation m'a fait faire des choses que je n'aurai pas fait normalement, cela a façonné ma vie. Cela a fait qui je suis aujourd'hui. »

Adedeji est reconnaissant pour les bons souvenirs qu'il a de l'école. Il est persuadé que « l'éducation est le meilleur héritage » et que si les gens peuvent et ont l'argent pour aller à l'école, ils doivent le faire. « Après Dieu et la nourriture, l'éducation est la chose la plus importante à mes yeux », dit-il.

Bibisharifa Talbizoda

Credit: GPE/Carine Durand

Grâce aux formations que j'ai reçu durant mes études secondaires, j'ai acquis des compétences qui m'ont rendu plus mature et plus autonome pour prendre mes propres décisions

Bibisharifa Talbizoda
18 ans, Tadjikistan

Bibisharifa Talbizoda, 18 ans, vit dans le village de Navobod, situé dans le district de Jaloliddini Balhi au Tadjikistan. Elle a récemment obtenu son diplôme d'études secondaires. Elle a grand espoir de devenir couturière professionnelle et d'ouvrir son propre atelier.

Bibisharifa s'est découverte des talents de couturière pendant ses années d'études, quand elle avait l'habitude d'aider sa mère à tailler des robes, après avoir terminé ses devoirs. Cependant, Bibisharifa n'en a pas simplement fait un passe-temps. Elle l'a maîtrisé. Sa passion pour les costumes et sa détermination à améliorer ses compétences ont rendu ses robes très populaires dans les villages voisins.

« Avec l'aide de mon instituteur à l'école, j'ai participé à une compétition locale sur l'économie fondamentale et je l'ai gagnée! Grâce à cette première compétition, j'ai eu accès à d'autres compétitions et formations. Mon instituteur a toujours été à mes côtés et m'a soutenu pendant ces compétitions. Mon prochain objectif est d'intégrer une école de design ».

Bibisharifa a commencé à envisager l'idée de devenir couturière professionnelle après sa participation à la formation, « Façonner votre propre avenir! Devenez un entrepreneur! », organisé conjointement par le Comité d'Etat pour les Investissements et la Gestion immobilière et la Banque Mondiale.

Au cours de cette formation, Bibisharifa a remporté le prix du meilleur plan d'affaires, lui offrant ainsi l'opportunité de développer l'idée d'établir sa propre entreprise qu'elle envisage d'appeler Zebanda 2017. En attendant, elle enseigne déjà la couture à plus de vingt personnes dans sa communauté.