ActualitésLe Partenariat mondial pour l’éducation relance la collaboration de la communauté internationale autour de l’enjeu de l’alphabétisation des enfantsMarch 06, 2012
Communiqué (de presse)
![]() Kigali, 6 mars 2012— À l’occasion du premier atelier qu’il a consacré cette semaine à la « Lecture pour tous les enfants » à Kigali (Rwanda), le Partenariat mondial pour l’éducation a mobilisé les chefs de file et soutiens du secteur pour améliorer l’apprentissage de la lecture dans les petites classes et promouvoir l’alphabétisation des enfants dans les pays en développement. Dans le cadre de deux ateliers, 26 équipes nationales composées notamment de représentants des ministères de l’Éducation, de la société civile et d’organismes bailleurs locaux ont examiné des propositions novatrices visant à donner à tous les enfants la possibilité de lire, et elles ont collaboré à l’élaboration de plans d’action — propres à chaque pays — pour l’apprentissage de la lecture dans les petites classes. L’atelier consacré à la « Lecture pour tous les enfants » s’est déroulé à un moment très opportun puisque 200 millions d’enfants des pays en développement ont toujours des difficultés à lire même des mots simples. L’apprentissage de la lecture dans les petites classes est devenu une priorité pour la communauté internationale des bailleurs d’aide et, lors de la Conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation en novembre dernier, des acteurs mondiaux se sont engagés à appuyer l’alphabétisation des enfants et l’apprentissage de la lecture dans les petites classes. Luis Crouch, coordinateur de l’équipe des bonnes pratiques mondiales et spécialiste principal de l’éducation au Partenariat mondial pour l’éducation, a insisté sur le fait que « les ateliers consacrés à la « Lecture pour tous les enfants » marquent une étape importante des efforts de lutte contre l’analphabétisme des enfants. C’est la première fois qu’une organisation multilatérale prend un engagement chiffré de cette ampleur dans le but de faire de la lecture une réalité pour des millions d’enfants. Notre objectif est ambitieux, mais réalisable : réduire de moitié le nombre d’enfants ne sachant pas lire dans 20 pays en développement ». Durant l’atelier, les chefs de file et les champions de l’alphabétisation à l’échelle mondiale ont privilégié certains aspects fondamentaux de l’apprentissage de la lecture dans les petites classes, tels que:
L’atelier a favorisé des interactions dynamiques entre les participants, qui ont partagé leurs expériences et les meilleures pratiques de leurs pays concernant les programmes et pratiques d’apprentissage de la lecture dans les petites classes. Patrick Collins, directeur de l’éducation de l’Agence de développement international des États-Unis (USAID) a noté que : « l’occasion qui nous a été donnée de rencontrer des équipes nationales entières venues de toutes les régions d’Afrique est unique ; durant l’atelier, nous avons pu mener un dialogue approfondi avec tous les promoteurs de l’alphabétisation d’un grand nombre des pays dans lesquels nous intervenons ». « Nous pouvons ici tous participer à la même conversation et parvenir à des accords importants tandis qu’il ne nous a été jusqu’à présent possible que d’engager des dialogues ponctuels et de nous efforcer ensuite de faire la synthèse des arguments. USAID espère que les progrès réalisés par les champions et responsables de l’alphabétisation de chaque pays nous permettront de tracer clairement la voie à suivre pour atteindre notre objectif, c’est-à-dire renforcer l’aptitude à la lecture de 100 millions d’enfants à l’horizon 2015. Ce n’est qu’en unissant nos efforts comme nous l’avons fait dans le cadre du présent atelier que nous pourrons y parvenir ». « Le Partenariat mondial pour l’éducation a vu juste », a observé Mme Fatimata Ba, directrice de l'Institut national d'études et d'action pour le développement de l'éducation (INEADE). « Il fallait bien une conférence en Afrique, avec des techniciens africains chargés de l’éducation pour sensibiliser sur l’importance de la lecture en âge précoce, et surtout démontrer que si l’éducation est la clé du développement, un système éducatif ne peut être performant si les apprentissages en lecture ne sont pas maîtrisés. » Les différentes équipes nationales vont, de retour dans leur pays, pouvoir bénéficier des relations qu’elles ont nouées, des informations techniques qu’elles ont obtenues et des cadres établis durant l’atelier ; elles vont aussi poursuivre le dialogue indispensable pour consolider les actions discutées durant l’atelier afin que, dans leur pays, tous les enfants puissent lire. C’est là le plus important résultat de la conférence.
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