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Des leaders mondiaux demandent que l’on accorde une attention immédiate à l’éducation des enfants en zones de crise

September 24, 2012
Communiqué (de presse)

À l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies, plusieurs dirigeants lancent un appel pour une action immédiate en faveur des 28 millions d’enfants déscolarisés des pays en conflit

NEW YORK, 24 septembre 2012. Plusieurs personnalités de la scène internationale — parmi lesquels des ministres et des représentants d’organisations internationales et de la société civile — ont lancé aujourd’hui un appel urgent à passer à l’action pour que les enfants et les jeunes les plus vulnérables de la planète reçoivent une éducation de qualité grâce à des mesures visant à protéger les écoles contre les attaques, à accroître sensiblement l’aide humanitaire en faveur de l’éducation et à préparer et budgétiser des mesures d’urgence avant même que les crises ne surviennent.

Les dirigeants ont exhorté la communauté internationale à prendre des mesures immédiates en faveur des 28 millions d’enfants — près de la moitié des enfants qui ne fréquentent pas l’école primaire — vivant dans des pays meurtris par la guerre et les conflits, mais aussi au profit des millions d’autres enfants victimes de crises humanitaires telles que les inondations, les pénuries alimentaires et les tremblements de terre.

Présidé par le ministre norvégien du Développement international, Heikki Holmås, la réunion des leaders mondiaux avait pour objet d’appuyer le lancement, mercredi, de l’initiative Education First du Secrétaire général des Nations Unies. Cette initiative prévoit des mesures visant à garantir le droit à l’éducation à chaque enfant, y compris à ceux qui vivent dans des situations de crise. « Nous devons trouver le moyen de dispenser des services d’éducation dans les zones touchées par un conflit et de protéger les écoles », commente M. Holmås. « Si nous échouons, nous n’atteindrons pas l’objectif du Millénaire relatif à l’éducation et les enfants les plus vulnérables seront confrontés à un avenir sans espoir ni opportunités ».

« En ce qui concerne l’éducation, les enfants qui vivent dans des pays en conflit ou dans des situations de crise humanitaire ne peuvent pas attendre », déclare Gordon Brown, envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale. « Nous devons travailler ensemble pour veiller à ce que les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables disposent des mêmes possibilités que nos propres enfants. Je souhaite une augmentation de l’aide humanitaire destinée à l’éducation ainsi qu’un soutien accru en faveur du droit à l’éducation, indépendamment des frontières nationales ».

Les leaders mondiaux ont plaidé en faveur d’un solide engagement visant à :

  • multiplier au moins par deux le pourcentage de l’aide humanitaire consacrée à l’éducation ;
  • faire respecter le droit international qui protège les enfants, les enseignants et les écoles contre les attaques ;
  • renforcer les programmes et les budgets nationaux d’intervention en cas d’urgence ;
  • soutenir l’initiative Education First du Secrétaire général des Nations Unies qui comprend des mesures destinées à aider les enfants confrontés à des conflits et d’autres situations d’urgence.

« L’éducation contribue à promouvoir l’égalité et aide les gens à sortir de la pauvreté. Elle apprend aux enfants à devenir de bons citoyens. L’éducation n’est pas l’apanage de quelques privilégiés : elle est destinée à tous. C’est un droit humain fondamental », déclarait le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, durant sa visite à Timor-Leste en août.

Les organisateurs de la réunion de New York ont fait remarquer que la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies sur « le droit à l’éducation dans les situations d’urgence » met l’accent sur l’obligation d’assurer l’accès de tous les enfants à l’enseignement quel que soit le contexte.

« L’enfant n’a qu’une occasion de développer ses capacités mentales. Si une fille ou garçon n’a pas accès à l’éducation en raison d’un conflit, cela signifie non seulement que nous les privons d’un droit fondamental, mais aussi que nous refusons à leur génération la possibilité de connaître le développement ou la reconstruction — et nous privons toute une société de la possibilité de connaître un avenir meilleur. Aucun d’entre nous ne peut l’accepter », déclare Son Altesse Sheikha Moza Bint Nasser du Qatar, Avocate spéciale pour l’éducation au titre des objectifs du Millénaire pour le développement. « C’est le devoir que nous impose l’humanité. Nous devons protéger les enfants. Nous devons protéger l’éducation. En agissant, nous préserverons notre avenir commun ».

« Les enfants et les jeunes qui vivent dans des zones touchées par des conflits comptent parmi les plus vulnérables du monde », dit Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO. « Leur procurer un accès à une éducation de qualité est le meilleur moyen d’interrompre les cycles de violence et de donner à ces enfants et à ces jeunes un sentiment de sécurité et des raisons d’espérer. Pour cela, il faut que l’esprit humanitaire évolue de manière à ce que l’éducation devienne une priorité dans les situations d’urgence et constitue le fondement de stratégies de consolidation de la paix à plus grande échelle. Nous devons œuvrer de concert pour protéger davantage l’éducation dans n’importe quelle situation ».

Voici ce que dit pour sa part la ministre libérienne de l’éducation, Etmonia Tarpeh, qui a occupé des postes d’enseignante et de directrice d’école avant que son pays ne soit déchiré par la guerre civile : « Durant le conflit, les gens se préoccupaient de trouver de la nourriture et un abri, et non de recevoir une éducation. Pourtant, si vous ne dispensez pas d’enseignement aux enfants, vous mettez leur vie entre parenthèses. Nous devons les aider à réfléchir au monde de l’après-crise. Les pays confrontés à la violence et la communauté internationale doivent faire en sorte que l’éducation ne soit pas oubliée en temps de crise ».

« L’éducation est essentielle au développement. Nous ne devons pas sous-estimer la difficulté de fournir une éducation de qualité dans les situations de conflit ou en cas de catastrophe, mais cette difficulté et un environnement difficile ne doivent pas nous empêcher de faire tout notre possible pour aider les enfants et les jeunes à recevoir une éducation. Ils la méritent et ils y ont droit », déclare Christian Friis Bach, ministre danois de la Coopération pour le développement.

« Un enseignement de qualité est synonyme de résilience et de stabilité accrues pour les populations concernées, en plus d’être porteur d’un avenir plus prometteur », déclare Geeta Rao Gupta, Directrice générale adjointe de l’UNICEF. « Les enfants et les jeunes qui se trouvent dans des situations de crise humanitaire et dans des zones de conflit ont droit à l’éducation et nous devons prendre des mesures concrètes pour les aider à exercer ce droit ».

« Dans les situations d’urgence, le financement de l’éducation est très insuffisant : il ne représente que 2 % de l’aide humanitaire », affirme Carol Bellamy, Présidente du Conseil d’administration du Partenariat mondial pour l’éducation. « Nous devons au moins doubler ce montant tout en accroissant l’efficacité de l’aide et en améliorant la coordination entre les pouvoirs publics, les bailleurs de fonds et les organisations humanitaires ».

« Une éducation de qualité renforce la résilience et la stabilité des populations et leur donne foi dans l’avenir », déclare Tove Wang, Directeur général de Save the Children pour la Norvège. « L’éducation permet de surmonter les crises plus rapidement et de se protéger contre l’exploitation et les mauvais traitements, surtout dans le cas des filles. Tous les jeunes et tous les enfants victimes de crises humanitaires devraient recevoir une éducation de qualité. Il s’agit là non d’un privilège mais d’un droit, que nous devons aider à concrétiser à l’aide de mesures pratiques ».

Parmi les participants à la réunion figuraient des représentants des gouvernements australien, britannique, danois, ivoirien, libérien, nigérien, norvégien, qatari et rwandais, ainsi que des organisations telles que Comic Relief, Education International, la Campagne mondiale pour l’éducation, le Partenariat mondial pour l’éducation, le Réseau interinstitutionnel pour l’éducation dans les situations d’urgence, Pearson International, Plan International, Save the Children, l’UNESCO, l’UNICEF, l’UNOCHA et la Banque mondiale.

Il est possible de consulter l’appel à l’action sur le site suivant : http://www.globalpartnership.org/EducationCannotWait

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Mike Kelleher, Partenariat mondial pour l’éducation : mkelleher1@globalpartnership.org

Shimali Senanayake, UNICEF : ssenanayake@unicef.org

Elin Martinez, Save the Children Royaume-Uni : e.martinez@savethechildren.org.uk

URL : http://www.globalpartnership.org/EducationCannotWait


Pour en savoir plus au sujet de l’initiative sur l’éducation du Secrétaire général des Nations Unies, veuillez consulter le site www.globaleducationfirst.org

Last Modified: October 01, 2012