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Un nouveau rapport montre que, dans les pays en développement, la pauvreté est sans doute le principal obstacle à l’éducation des enfants

November 20, 2012
Communiqué (de presse)

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE
CONTACT : Mike Kelleher mkelleher1@globalpartnership.org


D’après un nouveau rapport du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), la pauvreté est le principal facteur à l’origine de la non-scolarisation des enfants dans les pays en développement. Ce document intitulé « Rapport sur les résultats de l'éducation : Pour un dialogue fondé sur les résultats pour le suivi de l'accès à une éducation de qualité » montre que si le nombre d’enfants scolarisés a effectivement augmenté, des obstacles continuent de se poser pour maintenir la qualité de l’éducation et mobiliser les ressources nécessaires au financement de l’éducation de tous les enfants de la planète.

D’après les estimations, 61 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisés et, selon le rapport, de tous les facteurs à l’origine de cet état de fait, la pauvreté est le plus important, et elle interagit souvent puissamment avec le genre.

Plusieurs grandes conclusions se dégagent des travaux du GPE et de ses partenaires et de l’impact de leur action dans plus de 40 pays en développement au cours des dix dernières années, notamment les suivantes :

  • Un plus grand nombre d’enfants terminent leurs études primaires dans les pays du GPE, où le taux d’achèvement de ce cycle d’enseignement est passé de 56 à 71 % durant la dernière décennie.
  • Les enfants sont moins souvent exclus du système éducatif dans ces pays, où le taux de déscolarisation a été ramené de 34 à 18 % au cours des dix dernières années.
  • Si les taux d’alphabétisation des jeunes ont quelque peu augmenté, en particulier chez les jeunes femmes, la faiblesse des niveaux des acquis scolaires reste inquiétante. Dans la plupart des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, jusqu’à 75 % des enfants de la deuxième à la quatrième année d’enseignement primaire ne savent pas lire.
  • Les pays en développement ne cessent d’accroître le montant des ressources qu’ils consacrent à l’éducation, et les bailleurs de fonds du GPE ont renforcé leur appui extérieur à ces pays ; mais les financements restent insuffisants, surtout si l’on considère la pénurie d’enseignants et la nécessité d’élargir l’accès à l’éducation secondaire.
  • Les évaluations des acquis scolaires ne sont pas suffisamment bien établies ni utilisées pour améliorer la  qualité des plans d’éducation ou l’enseignement, ce qui contribue souvent au renchérissement des coûts et à la piètre qualité des résultats d’apprentissage.

« Le Rapport sur les résultats de l'éducation montre les avancées réalisées par les pays avec l’appui du Partenariat mondial pour l’éducation pour aider les enfants à aller à l’école et à apprendre. Il souligne également les défis redoutables qui se profilent à l’horizon pour assurer véritablement un accès universel à l’éducation » explique le Directeur du GPE, Bob Prouty.  « Les enfants les plus marginalisés sont encore trop souvent exclus. Nous devons mobiliser davantage de financements et faire en sorte que ces ressources aillent aux enfants qui vivent dans la pauvreté et dans des zones de conflit. Nous devons aussi apprendre à faire beaucoup mieux en termes de collecte et d’exploitation des  données de l’éducation qui aideront les pays en développement à combler leurs énormes lacunes en matière d’acquis scolaires », ajoute-t-il.

Le GPE a établi le Rapport sur les résultats de l'éducation dans le cadre de sa stratégie de suivi et d’évaluation afin de mesurer les progrès accomplis dans l'appui aux pays en développement à mettre en œuvre leurs propres plans sectoriels de l’éducation. Ce document constitue le premier d’une série de rapports annuels sur les résultats de l'éducation qui serviront à analyser l’impact des activités des partenaires du GPE sur les acquis scolaires et la progression des enfants.

Le Rapport sur les résultats de l'éducation compare, pour chaque pays du GPE, les objectifs du plan sectoriel de l’éducation en termes d’accès et d’apprentissage avec les résultats effectivement obtenus. Il utilise pour ce faire les données tirées du plan sectoriel  d’éducation du pays considéré, des « revues sectorielles conjointes » de l’avancement dudit plan, des requêtes de financement auprès du GPE, ainsi que les données fournies par les partenaires du GPE, tels que l’UNESCO et la Banque mondiale.

« Nous sommes convaincus que le Rapport sur les résultats de l'éducation renforcera le dialogue mené par tous nos partenaires sur les moyens à mettre à œuvre pour accélérer les progrès dans le domaine de l’éducation et assurer que tous les enfants puissent faire valoir leur droit à une éducation de bonne qualité, » affirme Prouty.

Le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) collabore avec les pays à faible revenu pour les aider à fournir une éducation de base de bonne qualité à tous les enfants. Les pays élaborent des plans sectoriels d’éducation qui fixent des objectifs et des engagements clairement définis ; les partenaires du GPE—notamment les États bailleurs de fonds, les organismes multilatéraux, la société civile et les organisations non gouvernementales, et le secteur privé—alignent leur aide sur ces plans.  Les partenaires du  GPE se sont engagés à fournir environ 2 milliards de dollars pour financer l’éducation de base dans les pays en développement entre 2012 et 2014.

 
Last Modified: October 01, 2012