Kenya : placer l’éducation au centre du développement
20 mars 2019 par Secrétariat du GPE||
Depuis 2005, le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) soutient les progrès impressionnants du Kenya permettant à tous les enfants d'être scolarisés et engagés dans l’apprentissage. Ces progrès contribuent à faire avancer le développement économique et social du pays.

Entre 2005 et 2008, Le GPE a soutenu les efforts du Kenya dans la planification et la mise en œuvre de mesures visant à augmenter le taux de scolarisation dans le primaire, de 72 % en 2003 lorsque le Kenya a instauré la gratuité de l'enseignement primaire, à 88 % en 2012.

Au cours de cette période, l'écart entre filles et garçons a quasiment disparu. L’éducation est au centre de la stratégie de développement du Kenya tel que réitéré dans le document Vision 2030, la stratégie du pays pour la période 2008–2030. L’éducation est présentée comme essentielle pour transformer le pays en une économie industrialisée à revenu intermédiaire. Depuis 2008, les dépenses consacrées à l’éducation représentent au moins 20 % du budget national, soit le taux recommandé par le GPE.

En 2014, le Kenya a pu se classer dans la tranche inférieure des pays à revenu intermédiaire. Malgré des progrès remarquables dans l’éducation et le développement économique, les enfants des régions isolées et des milieux défavorisés sont moins susceptibles que les autres d’aller à l’école primaire ou d’achever ce cycle.

Les capacités du Kenya à maintenir et améliorer la qualité de l’éducation ne se sont pas alignées sur le nombre croissant d’enfants scolarisés, ce qui a contribué à de faibles performances des élèves au cours des premières années en mathématiques et en lecture.

Le soutien continu du GPE au processus de planification de l’éducation à long terme au Kenya engage également les bailleurs internationaux et les parties prenantes nationales. En conséquence, le plan sectoriel de l’éducation du Kenya dépend d’un large groupe d’acteurs, et les interventions rencontrent davantage de succès.

Partenaire du GPE : Depuis 2005
Défis relevés : Accès à l’éducation pour les enfants des régions isolées et des groupes défavorisés ; Faible performance des élèves des premières années ; Obstacles à la scolarisation des filles
Principales interventions : Recours aux technologies pour améliorer la planification et les comptes rendus ; Elargissement du recrutement et de la formation des enseignants ; Subventions aux écoles pour encourager l’éducation des filles
Financement actuel : 88,4 millions $ (2015-2019)
Financement précédent : 121 millions $
Agent partenaire : Banque mondiale
Agence de coordination : Haut-Commissariat du Canada

Voici quelques-unes des priorités du Kenya en termes d’éducation soutenues par le GPE, qui participent au changement :

  • Des technologies innovantes qui améliorent la planification et la responsabilisation : le GPE soutient les efforts entrepris par le Kenya pour adopter de nouvelles technologies, afin de renforcer la collecte de données pour la planification de l’éducation et la prise de décision. L’outil de développement de l’évaluation de la performance des enseignants (TPAD) aide les responsables de l’éducation à recenser l’évaluation de la performance de chaque enseignant du pays. Les enseignants en font de même avec leur auto-évaluation. Le ministère de l’Éducation peut ainsi canaliser cette information, identifier les écarts de performance et prendre les mesures appropriées.
Grâce au TPAD, la nouvelle génération de Kenyans sera très différente des précédentes. Si vous voulez mon avis, c’est la meilleure chose qui soit arrivée au Kenya.
Commission du service des enseignants, Directrice du district de Mombassa.

Le système d’information pour la gestion de l’éducation national (SIGEN) constitue un autre outil technologique qui permet d’améliorer la planification et la responsabilisation, en fournissant des données précieuses, afin que l’État puisse analyser les réussites et les faiblesses de l’apprentissage des élèves.

Le SIGEN attribue à chaque école et chaque élève du pays un numéro d’identification unique qui permet au ministère de suivre les performances de l’élève tout au long de son parcours éducatif. L’État utilise également le SIGEN pour fournir une assurance santé aux élèves du secondaire, ce qui contribue de façon considérable au développement humain du pays.

  • Des manuels scolaires de grande qualité pour davantage d’enfants : Le ministère de l’Éducation a utilisé le financement du GPE pour acquérir et distribuer 7,6 millions de manuels de mathématiques, dans le cadre d’une initiative publique de renforcement de l’apprentissage du calcul au cours des premières années. Les nouveaux manuels ont été acquis à un cinquième du coût des anciens manuels grâce à un système d’approvisionnement centralisé amélioré, développé dans le cadre du programme du GPE. Cela a permis à l’État de garantir à tous les enfants kenyans de 1ère, 2ème et 3ème années un manuel scolaire de mathématiques. Auparavant, deux ou trois enfants se partageaient un livre.
Des élèves de la classe de CP suivant attentivement les explications de leur enseignant. Ecole publique de Nyamachaki dans le comté de Nyeri au Kenya. Crédit: GPE/Kelley Lynch
Des élèves de la classe de CP suivant attentivement les explications de leur enseignant. Ecole publique de Nyamachaki dans le comté de Nyeri au Kenya.
CREDIT: GPE/Kelley Lynch
  • Des enseignants de mathématiques plus qualifiés : Le soutien du GPE a permis au gouvernement de former 117 000 enseignants et leur a fourni des guides pédagogiques pour l’enseignement précoce des mathématiques. Pour garantir la bonne utilisation de ces guides, des agents de soutien au programme ont observé près de 20 000 leçons en classe et aidé les enseignants à suivre des plans de leçons cohérents et de grande qualité. Les données recueillies lors de ces observations seront utilisées pour informer les améliorations dans la formation des enseignants et les manuels scolaires. Ces deux interventions sont essentielles à l’amélioration des acquis scolaires.
Des enseignants publiant les résultats aux examens scolaires dans le Comté de Nyeri au Kenya. Crédit: GPE/Kelley Lynch
Des enseignants publiant les résultats aux examens scolaires dans le Comté de Nyeri au Kenya.
CREDIT: GPE/Kelley Lynch
  • Des subventions aux écoles pour une meilleure planification, un meilleur enseignement et une meilleure prise en compte des filles : Les fonds du GPE soutiennent de petites subventions destinées à 4 000 écoles primaires publiques affichant de faibles performances en leur accordant l’autonomie de les utiliser pour satisfaire les besoins spécifiques à leur communauté. Dans de nombreux cas, ces subventions ont permis de réduire les obstacles entravant la scolarisation des filles, en suspendant les frais d’inscription, en construisant des toilettes pour les filles, en recrutant des enseignantes et en mettant en place des programmes contre le harcèlement sexuel et la violence faite aux filles notamment.

Globalement, le Kenya progresse dans l’offre d’une éducation de qualité à tous les enfants – et très nettement en termes d’égalité entre les sexes. La scolarisation à l’école primaire a ainsi atteint 91 % en 2016, avec une parité parfaite.

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Afrique sub-saharienne: Kenya

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