Le soutien du GPE contribue à la réouverture d’écoles en Afghanistan
Avec le soutien de partenaires, l'Afghanistan rouvre des écoles qui avaient été fermées en raison de l'insécurité ou du manque d'installations suffisantes. Jusqu'à présent, 60 écoles ont été rouvertes.
Un rassemblement local pour discuter de la réouverture des écoles fermées
CREDIT: Ministry of Education, Afghanistan

L'Afghanistan a réalisé des progrès constants dans la reconstitution et la reprise du secteur de l'éducation au cours de la dernière décennie en plaçant l'éducation au rang de ses priorités principales.

En 2011, l'Afghanistan est devenu membre du Partenariat mondial pour l'éducation, tournant fondamental dans le développement du secteur de l'éducation.

L'objectif global du programme prévu en Afghanistan, financé par un financement de 55,7 millions de dollars du GPE, avec l'UNICEF agissant en qualité d’agent partenaire, est d'augmenter et de maintenir un accès équitable à l'éducation dans 13 provinces et 40 districts ciblés qui ont de faibles indicateurs relatifs à l’éducation, de fortes inégalités entre les sexes, des difficultés d'accès (zones rurales, éloignées, mal desservies, etc.) et où des conditions d'insécurité demeurent.

L'une des priorités du programme est de rouvrir les écoles qui ont été fermées en raison de l'insécurité, de l'absence de mur d'enceinte, de systèmes d'approvisionnement en eau, des conditions de classes inappropriées (manque de bureaux et de chaises), du manque de soutien de la communauté et du manque d’enseignantes qualifiées, entre autres.

Soixante écoles ont été rouvertes dans différentes régions d’Afghanistan avec l'aide du programme. L'une de ces écoles est l'école Matbakh, située à Qala Kah, au nord de Qala Kohna et au sud du village de Sarak. L'école a été fermée car il n’y avait plus de bâtiment, ni de matériels de base pour l’enseignement et l'apprentissage, ni d'enseignants.

Lorsque le coordinateur provincial de la mobilisation sociale de Farah a su au sujet de l'école, il a pris l'initiative de se rendre au village de Matbakh et a entamé des discussions de groupe afin d’identifier les blocages et de convenir des mesures à prendre pour rouvrir l'école.

Une école en Afghanistan. Crédit: Ministère afghan de l'éducation.Après des négociations avec les mollahs locaux, les membres de la communauté et le gouvernement local, 305 100 Afghans (environ 4 400 dollars US) ont été octroyés à l'école grâce au programme pour l’achat de tentes, tapis, tables, chaises et de fournitures de base pour les élèves.

Grâce à cette aide et à la mobilisation de la communauté, l'école a été rouverte le 22 mai 2017. Les statistiques provisoires ont montré qu'avant la fermeture de l'école, il y avait 128 élèves ; après la réouverture, le nombre d'élèves avait augmenté à 200.

Les mollahs locaux ont parlé de cette réussite dans leurs mosquées et ont encouragé les gens à envoyer leurs enfants, en particulier les filles, dans cette école. Zakia, professeur à l'école de Matbakh, a déclaré : « J'ai parlé aux familles des élèves et des villageois de la réouverture de l'école. Ils avaient très envie d'envoyer leurs enfants dans les écoles pour qu’ils acquièrent une éducation. »

Merci au Partenariat mondial de l’éducation pour sa généreuse contribution à la réouverture d’écoles dans les zones les plus reculées et les moins sûres d'Afghanistan.

Article re-publié avec la permission du site Web du ministère afghan de l'Éducation

Laisser un commentaireou
Asie du Sud: Afghanistan

Derniers blogs

Tous les blogs
Le Pôle de Qualité inter-pays sur l’enseignement et l’apprentissage (PQIP-EA) de l’ADEA rassemblent les membres autour de défis communs en matière d'éducation et de formation. De quelle manière cette...
A l'occasion de la Journée internationale des filles, examinons à quel point il serait transformateur que toutes les filles du monde reçoivent une éducation de qualité pendant 12 ans.
Le 11 octobre est la Journée internationale de la fille. En Afrique, les filles sont trop souvent laissées pour compte lorsqu'il s'agit d'acquérir les compétences dont elles ont besoin pour pouvoir...

commentaires

Ce n'est sûrement pas qu'aucune fil ne fréquente pas l'école en Afghanistan. Vous avez tout simplement oublié de nous les montrer et de nous expliquer dans le texte que vous travaillez autant pour les filles que pour les garçons (ou bien que vous faites encore plus attention aux filles qu'aux garçons, étant donné l'expérience des filles depuis deux décenines). Pourquoi, en 2018? Il incombe surtout aux dirigeantes et dirigeants d'un pays, à un ministre de l'éducation, de DIRIGER dans la bonne direction....

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas divulguée. Tous les champs sont requis