Mettre fin à la violence contre les femmes et les filles et garantir à toutes les filles l’accès à une éducation de qualité
Nous devons reconnaître l’impact de la violence sur l’éducation des filles et veiller à ce que chaque gouvernement puisse protéger et promouvoir le droit des filles d’accéder à l’éducation, loin des menaces et de la violence.
16 août 2019 par Jane Davies, Global Partnership for Education Secretariat, Heather Saunders, Global Partnership for Education et Eleni Papakosta, Global Partnership for Education|
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Deux élèves chantant devant leurs camarades à l'école Shree Mahendrodaya à Sindhupalchowk, au Népal.
CREDIT: PME/Aya Kibesaki

Aujourd’hui, comme tous les autres jours, est un moment important pour reconnaître que la violence contre les filles est à la fois une question de droits humains et un obstacle à la scolarisation et l’apprentissage des filles.

La violence à l’encontre des femmes et des filles est un problème mondial, et on estime que 35 % des femmes dans le monde ont été confrontées à la violence conjugale physique et/ou sexuelle ou à la violence sexuelle à un moment dans leur vie.

Lorsque les filles sont forcées à se marier précocement, ou qu’elles sont touchées par la violence sexiste en milieu scolaire, comme par exemple la violence sexuelle ou physique sur le trajet de l’école ou à l’école même, les effets néfastes de cette violence peuvent durer tout au long de leur vie. Les filles mariées jeunes et exposées à la violence ont plus de risques de décrocher de l’école ou d’échouer dans leur apprentissage, ce qui affecte gravement leurs perspectives d’épanouissement dans le futur.

On estime pourtant que plus de 240 millions de filles et de garçons sont touchés par la violence sexiste en milieu scolaire chaque année. Quand elle est non scolarisée, 1 fille sur 5 dans le monde est destinée à être mariée avant l’âge de 18 ans.

Le coût personnel et psychologique de cette violence est supporté par les filles elles-mêmes, et une étude soutenue par le PME montre que, de par son impact sur l’éducation des filles, le mariage des enfants coûte également à une douzaine de pays africains 63 milliards de dollars de perte en termes de revenus et de richesse en capital humain.

Des filles alignée lors d'un spectacle à l'école de Kanzi à Gemena, dans la province de l'Équateur, en République démocratique du Congo.
Des filles alignée lors d'un spectacle à l'école de Kanzi à Gemena, dans la province de l'Équateur, en République démocratique du Congo.
CREDIT: PME/Federico Scoppa

Le soutien du PME à la prévention de la violence

Le PME s’est engagé à aider les gouvernements des pays partenaires à prévenir et traiter la violence dans et autour des écoles, et dans les systèmes éducatifs, à travers le dialogue politique, une planification sectorielle de l’éducation intégrant la notion de genre et le financement de programmes spécifiques.

Le PME soutient des activités de lutte contre la violence sexiste dans les plans sectoriels de l’éducation dans plusieurs pays :

  • En Gambie, le gouvernement a entrepris l’élaboration d’une politique de lutte contre le harcèlement sexuel pour traiter de la violence sexiste dans et autour des écoles et un programme d’enseignement des compétences pratiques comprenant des notions telles que la violence sexiste dans et autour des écoles, la prévention du VIH/SIDA et la citoyenneté mondiale.
  • En République démocratique du Congo, le PME soutient des campagnes semestrielles de communication pour la prévention de la violence contre les femmes et contre le mariage précoce.
  • Un programme régional pour les éducateurs en Côte d’Ivoire, en Éthiopie, au Togo et en Zambie fait la promotion d’une approche systématique de lutte contre la violence sexiste en milieu scolaire comme partie intégrante des plans sectoriels de l’éducation, ainsi que d’une collecte, d’une analyse et d’un suivi des données améliorés, de la formation des enseignants et de la révision des programmes scolaires.

Le PME, à travers son programme d’activités mondiales et régionales soutient la recherche et le partage de connaissances sur la violence sexiste en milieu scolaire, notamment un examen rigoureux des données probantes issues d’études mondiales sur la politique et les pratiques en matière de violence sexiste en milieu scolaire.

En partenariat avec l’Initiative des Nations unies en faveur de l’éducation des filles (UNGEI) et l’UNICEF, le Guide pour l’élaboration de plans sectoriels de l’éducation favorisant l’égalité des sexes conçu par le PME, incite les pays à inclure des activités visant à lutter contre la violence sexiste en milieu scolaire, à travers la mise en œuvre d’un plan sectoriel de l’éducation intégrant la notion de genre.

Plaidoyer mondial pour mettre fin à la violence contre les filles

Un plus grand soutien politique pour lutter contre la violence faites aux filles est nécessaire et urgent. Pour susciter ce soutien politique, le Secrétariat du PME s’associe à des acteurs internationaux comme l’UNGEI et des partenaires de la société civile. En tant que membre actif du Groupe de travail mondial pour mettre fin à la violence sexiste en milieu scolaire, nous contribuons à des ressources et des campagnes pour appeler à davantage d’action contre ce type de violence.

Le PME poursuit continuellement ses efforts en vue de renforcer ses propres mesures de sauvegarde contre le harcèlement, l’abus et l’exploitation sexuels, et œuvre pour garantir que les partenaires bénéficiant de ses financements du PME appliquent également une politique de tolérance zéro.

Aujourd’hui, et chaque jour, nous devons reconnaître l’impact de la violence sur l’éducation des filles. Il nous faut veiller à ce que chaque gouvernement puisse protéger et promouvoir le droit des filles à d’accéder à une éducation de qualité, à l’abri de toute menace ou de violence.

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