Le travail des enfants entrave leur éducation
La pauvreté pousse parfois les enfants à travailler, mais lorsque ceux-ci quittent prématurément l'école pour entrer dans la vie active, ils sont plus susceptibles de se retrouver dans des emplois qui limitent leurs chances de sortir de la pauvreté.
Nous savons que la pauvreté pousse souvent les enfants à travailler, mais lorsque les enfants quittent prématurément l'école pour entrer dans la population active, ils sont plus susceptibles de se retrouver dans des emplois qui limitent leurs chances de sortir de la pauvreté.
13 juin 2016 par Secrétariat du GPE|1 commentaire| |

Le 12 juin est la Journée mondiale contre le travail des enfants. Bien que le nombre des enfants de 5 à 17 ans qui travaillent ait baissé de 30 % depuis l'année 2000, on dénombre encore 168 millions d'enfants travailleurs dans le monde, selon l'Organisation internationale du travail (OIT). Et plus de la moitié, soit 85 millions, ont un travail dangeureux.

Dans son rapport 2015 intitulé Child Labour and Education – Progress, challenges, and future directions, l'OIT analyse comment le travail les empêche d'aller à l'école. Il étudie aussi comment le manque d'écoles accessibles, à un prix abordable et le manque d'une éducation de qualité sont des facteurs encourageant l'entrée précoce des enfants dans le monde du travail.

Les résultats mis en lumière dans le rapport montrent que :

  • Le travail des enfants fait baisser leur taux net de scolarisation dans le primaire.
  • Le travail des enfants a un effet particulièrement négatif sur la fréquentation scolaire. Dans certains pays, les taux de fréquentation des enfants qui travaillent équivalent à peine à la moitié des taux de ceux qui ne travaillent pas.
  • Il existe une corrélation particulièrement négative entre les niveaux d'activité économique des enfants âgés de 7 à 14 ans et les taux d'alphabétisation des jeunes de la tranche des 15 à 24 ans.
  • Les enfants travaillant en milieu rural ont tendance à être parmi les plus défavorisés.
  • Les garçons et les filles font souvent des travaux différents. Les filles sont généralement surreprésentées dans les activités non-économiques comme des travaux de domestiques dans leur famille. Elles sont aussi souvent soumise à la double contrainte de travailler tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de la maison, et n'ont plus le temps pour étudier normalement.
  • Pour les enfants qui réussissent à combiner travail et école, leurs résultats scolaires laissent souvent à désirer.

Nous savons que la pauvreté pousse souvent les enfants à travailler, mais lorsque les enfants quittent prématurément l'école pour entrer dans la population active, ils sont plus susceptibles de se retrouver dans des emplois qui limitent leurs chances de sortir de la pauvreté.

La réalisation de l'objectif de développement durable sur l'éducation dépend du fait que les enfants soient libres d'aller à l'école plutôt que de travailler pour soutenir leurs familles. De plus, assurer un travail décent (ODD 8) et éliminer tout forme de travail des enfants sera impossible sans une éducation de qualité pour tous les enfants. Par conséquent, il est essentiel que nous continuions à étudier les liens entre l'éducation et le travail des enfants.

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commentaires

J'adhère entièrement à votre analyse. Mais cette problématique de travail des enfants est vielle dans nous pays en voie de développement. Depuis que nos pays ont commencé à mettre en oeuvre des plans décennaux de l'éducation des mesures visant la stimulation de la demande ont été testées mais, pour moi, n'ont pas produit les effets escomptés. Le plus gros "lot" de ces enfants est constitué des filles, d'enfants de familles pauvres, ceux des zones dites "à habitats dispersés" et ceux issus des certains parents analphabèques (dont une grande partie est pauvre). Il faut toutefois nuancer ce qu'on appelle 'travail des enfants" en Afrique: Pour moi, il est nécessaire de pondérer les principales tâches que font les enfants en nombre d'heures/jour ou par semaine. L'ampleur (nombre d'heures élevé) permettra de classer ces tâches comme activités bloquant les apprentissages des enfants ou comme activités familiales (récurrentes). Aussi, beaucoup d'enfants enrôlés dans les écoles coraniques ne sont pas pris en compte dans les statistiques scolaires des pays comme le mien (le Niger). Or, c'est des milliers d'enfants âgés de 7 à 14 ans qui sont confiés aux "Marabouts" chargé de leur éducation/enseignement islamique. Des procédés pourraient être utilisés pour accompagnés la rénovation de certaines écoles coraniques qui ont des effectifs allant jusqu'à 3000 apprenants chacune. Nous avons plusieurs autres pistes, nous reviendrons prochainement.

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