Syrie : un avenir prometteur pour Ameer

Pour aider les enfants handicapés à accéder à l'éducation en Syrie, le GPE et l'UNICEF ont soutenu des programmes d'éducation non formelle dont ont bénéficié des centaines d'entre eux. Ameer, qui est né aveugle, est l'un d'entre eux. Il nous raconte ici son parcours.

21 novembre 2022 par Rasha Alsabbagh, UNICEF in Syria
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Lecture : 3 minutes
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Ameer, 15 ans, vit dans la campagne de Homs, dans le centre de la Syrie. Crédit: UNICEF/Syria/2022/ Abdallah Agha
Ameer, 15 ans, vit dans la campagne de Homs, dans le centre de la Syrie.
Credit: UNICEF/Syria/2022/ Abdallah Agha

Ce blog a été initialement publié sur le site de l'UNICEF.

« Je me sentais différent. Je me demandais pourquoi les enfants avec lesquels je jouais savaient lire et écrire alors que je ne le pouvais pas », raconte Ameer, 15 ans, originaire de la région rurale de Homs dans la Syrie centrale, en se remémorant son enfance. Ameer, deuxième d'une fratrie de cinq enfants, est né aveugle.

Ameer était avide d'apprendre depuis son plus jeune âge. Élevé par une famille aimante, ses parents ont essayé de l'inscrire à l'école lorsqu'il a atteint l'âge de la scolarité. Le conflit en cours a entraîné des retards et Ameer a finalement commencé l'école avec un an de retard.

En 2014, il a intégré la première année d’école et a également été inscrit à la « Blind Care Association », une ONG locale de la ville qui vient en aide aux personnes aveugles.

Ameer utilise une machine à écrire en braille dans la ville de Homs en Syrie centrale. Crédit : UNICEF/Syrie/2022/Abdallah Agha.
Ameer utilise une machine à écrire en braille dans la ville de Homs en Syrie centrale.
Credit:
UNICEF/Syria/2022/ Abdallah Agha

Au centre, Ameer a appris les bases du braille, une langue utilisée par les personnes aveugles et malvoyantes, qui consiste en des combinaisons de points en relief. Toutes les lettres et tous les chiffres sont représentés par une combinaison pour que les livres et autres matériels puissent être lus grâce au toucher.

« Je me suis rendu compte que je n’étais pas aussi différent des autres enfants que je ne le pensais. Je peux également accomplir beaucoup de choses », se souvient Ameer du moment où il a commencé à apprendre.

Ameer se promène devant un centre soutenu par l'UNICEF dans la ville de Homs en Syrie centrale, le 12 mai 2022. Il est avec Rahaf, une employée de la Blind Care Association. Crédit : UNICEF/Syrie/2022/Abdallah Agha.
Ameer se promène devant un centre soutenu par l'UNICEF dans la ville de Homs en Syrie centrale, le 12 mai 2022. Il est avec Rahaf, une employée de la Blind Care Association.
Credit:
UNICEF/Syria/2022/ Abdallah Agha

Le soutien de sa famille a ravivé sa motivation et sa volonté d'apprendre, et l'a aidé à surmonter certaines des difficultés qu'il a rencontrées.

« Le braille n'est pas si facile, mais je me suis dit que je devais continuer », explique Ameer. Il a également réussi à renforcer sa confiance en lui grâce à l'aide de ses professeurs. « Mme Eman, Mme Sana et Mme Zilal m'ont aidé à surmonter ma timidité », affirme-t-il.

Pour aider les enfants à s'inscrire à l'école, la Blind Care Association, partenaire de l'UNICEF, leur propose des cours de calcul, d'alphabétisation et de rattrapage dans son centre après les heures de classe. Elle leur donne également accès à des salles de documentation spécialisées et les aide à faire leurs devoirs avant que les enfants ne soient raccompagnés chez eux. Ameer, qui vit à 20 kilomètres du centre, fait partie de ces enfants.

« L'éducation confère du pouvoir et du savoir aux enfants, et je pense que tous les enfants en ont besoin pour pouvoir vivre et progresser », déclare Ameer. « Je suis certain de pouvoir devenir un membre productif de la société grâce à mon éducation ».

Ameer au centre de la Blind Care Association, soutenue par l'UNICEF, dans la ville de Homs en Syrie centrale. Crédit : UNICEF/Syrie/2022/Abdallah Agha
Ameer au centre de la Blind Care Association, soutenue par l'UNICEF, dans la ville de Homs en Syrie centrale.
Credit:
UNICEF/Syria/2022/ Abdallah Agha

« Je suis certain de pouvoir devenir un membre productif de la société grâce à mon éducation »

Ameer, 15 ans

Ameer souhaite améliorer ses compétences linguistiques et rêve de devenir professeur de français plus tard. Actuellement en 7e année, il continue de bénéficier du matériel et du soutien didactiques fournis par la Blind Care Association et l'UNICEF. Il est d'ailleurs le premier de sa classe à l'école.

Les principales conclusions d'études récentes montrent que 65 % des enfants handicapés en âge d'être scolarisés n'ont jamais fréquenté l'école ou toute autre forme d’enseignement en Syrie, ce qui témoigne des obstacles redoutables auxquels les enfants handicapés sont confrontés.

Pour surmonter ces obstacles, le GPE et l'UNICEF ont financé des programmes d'éducation non formelle, qui ont permis d’aider 377 enfants handicapés (209 filles et 168 garçons) à Alep, Homs et Idleb.

Par ailleurs, des centres d'apprentissage accessibles aux enfants handicapés ont été créés, ce qui permettra d’améliorer l'accès à l'éducation formelle tout en réduisant la surcharge des salles de classe.

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