Les dirigeants du monde entier lancent un appel urgent afin d’éliminer les obstacles à l’éducation des filles

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Justin Trudeau, Emmanuel Macron et Theresa May lors de la réunion sur l'éducation des filles à New York. Credit: Global Affairs Canada

New York, le 26 septembre 2018 --- Chaque fille non scolarisée aujourd’hui se retrouvera laissée pour compte en 2030. Reconnaissant l’importance d’une action immédiate, des dirigeants du monde entier, au cours d’une importante réunion aux Nations unies, se sont appuyés sur les engagements pris lors de la Conférence de financement du GPE de février à Dakar pour promettre d’accélérer les efforts visant l’émancipation des filles par l’éducation.

Le Président français Emmanuel Macron, qui a multiplié par dix la contribution de son gouvernement au GPE à Dakar, a déclaré : « Nous nous sommes engagés à financer le Partenariat mondial pour l’éducation à Dakar avec le Président Macky Sall. Nous avons traduit cette volonté en levant 2,5 milliards de dollars pour le partenariat. Je pense qu’on peut aller plus loin. » Il a aussi noté le besoin de construire des systèmes éducatifs solides et efficaces qui répondent aux changements démographiques.

Le Premier Ministre canadien Justin Trudeau, qui a doublé le financement de son pays pour le GPE, a souligné la nécessité d’appuyer l’éducation des filles pendant les conflits et les crises, disant : « Éduquer les filles n’est pas simplement ce que nous devrions faire ; c’est un des leviers les plus puissants non seulement pour améliorer la société, mais aussi pour changer le genre de monde dans lequel nous vivons. »

La Première Ministre du Royaume-Uni Theresa May, dont le pays est un des plus grands bailleurs du GPE, a déclaré : « En privant les filles d’éducation, nous les privons de leur voix, nous les privons de leurs choix, nous les privons de leur futur. » Elle a relevé l’importance de l’éducation pour stimuler la croissance économique, et souligné l’initiative Girls’ Education Challenge (Défi d’éducation des filles) du Royaume-Uni qui appuie l’éducation des filles les plus marginalisées.

L’appel à une action urgente a également été réitéré lors du Sommet du G7 au Canada, ainsi que lors du Sommet du Commonwealth de cette année au Royaume-Uni, au cours duquel les dirigeants avaient lancé un appel à une augmentation des actions en vue de libérer le potentiel des filles les plus marginalisées vivant dans les endroits les plus difficiles de la planète grâce à l’éducation et l’émancipation économique.

Julia Gillard, Présidente du Conseil d’administration du Partenariat pour l’éducation, a noté que le soutien du GPE avait permis à 41 millions de filles suplémentaires d’aller à l’école. Elle a déclaré : « L’éducation des filles n’est pas simplement une victoire morale, c’est une victoire économique parce que nous savons que pour chaque dollar investi dans un an de plus à l’école pour une fille se traduit par un dividende de 10 dollars. »

Les Objectifs de développement durable appellent à un enseignement scolaire primaire et secondaire de qualité pour tous. Pourtant, les filles sont confrontées à d'importants obstacles. Bien que les études montrent que la scolarisation des filles a un énorme impact sur leur vie en tant qu’individu, ainsi que sur leur communauté et sur l’économie, 130 millions de filles ne sont toujours pas scolarisées dans le monde.

En réponse au manque de financement pour l’éducation dans le monde, Sigrid Kaag, Ministre du Commerce extérieur et de la Coopération au développement des Pays-Bas, a annoncé une nouvelle contribution de 100 millions d’euros au Fonds du GPE.

Ulla Tørnæs, Ministre de la Coopération au Développement du Danemark, a également annoncé un financement accru pour l’éducation. Elle a déclaré : « Il ne nous reste que 12 ans pour atteindre l’ODD 4. 12 ans pour qu’aucune fille ne soit laissée pour compte. Nous devons agir ensemble maintenant. »

Le ministre pour le Développement international norvégien, Nicolai Astrup, a annoncé que la Norvège augmenterait ses dépenses pour l’éducation. Il a déclaré qu’investir dans l’éducation, surtout l’éducation des filles, était l’investissement le plus efficace pour le développement durable.

Lors de la Conférence de Financement du GPE à Dakar en février, 20 gouvernements de pays donateurs ont promis au Fonds du GPE 2,3 milliards de dollars pour la période 2018 - 2020. Plus de 50 pays en développement ont quant à eux promis une augmentation de 110 milliards de dollars de leurs dépenses intérieures pour l’éducation.

Le GPE a fait de l’éducation des filles et du combat contre les discriminations sexistes profondément ancrées une de ses priorités. Il se concentre donc sur les filles les plus vulnérables vivant dans les pays touchés par le conflit, les filles handicapées, celles qui vivent dans des zones isolées ou appartiennent à une minorité ethnique.

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Justin Trudeau, Emmanuel Macron et Theresa May lors de la réunion sur l'éducation des filles à New York. Credit: Global Affairs Canada

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