Zimbabwe : une chance d’apprendre pour chaque enfant

Améliorer l’apprentissage de l’élève en mettant l’accent sur l’enseignant

En 2015, les résultats de l’évaluation de l’éducation des jeunes enfants au Zimbabwe (Early Learning Assessment - ZELA) montraient que 53 % des élèves de 2e année obtenaient ou dépassaient le niveau d’apprentissage de référence en anglais, et que c’était le cas de 66 % d’entre eux en mathématiques, les filles s'illustrant par une meilleure performance que les garçons.

Le nombre d’élèves de 7e année réussissant leur examen s’est aussi continuellement amélioré. En 2015, 42 % des élèves l’avaient réussi, comparé à 32 % en 2012 et 20 % seulement en 2009.

Ces améliorations dans l’apprentissage sont largement dues aux stratégies et programmes mis en place par le gouvernement du Zimbabwe, avec le soutien du GPE, de l’UNICEF et d’autres partenaires.

Se focaliser sur ce qui peut améliorer l’apprentissage : l'enseignant

En 2014, le premier financement du GPE de 23,6 millions de dollars accordé au Zimbabwe soutenait le développement professionnel des enseignants. Ce financement mettait l'accent sur le soutien aux enseignants, afin de déterminer ce qu'ils doivent connaître et savoir faire dans la classe afin que les enfants soient en capacité d’apprendre.

La composante comprenait plusieurs activités :

  • une initiative d’apprentissage précoce de la lecture (ERI) dès les premières années,
  • une initiative de remise à niveau intitulée Programme de rattrapage du retard de performance (performance lag address program - PLAP) destiné à aider les enfants en difficulté par rapport à la performance attendue pour leur âge et leur niveau d’études,
  • l’élaboration d’un système d’information sur le développement des enseignants,
  • l’adoption de normes professionnelles pour les enseignants.

L’enseignement précoce de la lecture aux jeunes enfants

L’initiative d’apprentissage précoce de la lecture (ERI) cible les enfants de 1ère et 2e année dans le but de favoriser au maximum des acquis scolaires de qualité.

Dans le cadre du programme, une formation continue a été proposée dans tout le pays à plus de 31 000 enseignants. Des manuels scolaires et du matériel sur la lecture et le calcul précoces ont été élaborés et distribués en soutien aux enseignants des centres d’éducation des jeunes enfants jusqu’en 2e année.

Les enseignants ont appris et ont été encouragés à préparer leur propre matériel pédagogique. Ils ont fait preuve d’immenses ressources et d’une grande motivation au cours des ateliers organisés par le Ministère.

« Avec l’ERI, on voit vraiment la différence. Dans la première phase du projet, le renforcement de la supervision, l’amélioration des infrastructures et des matériels pédagogiques, ainsi que des normes professionnelles des enseignants étaient au cœur de nos efforts », explique la Secrétaire d’État à l’Éducation Sylvia Utete-Masango.

Aucun enfant ne doit être laissé pour compte

Le Programme de rattrapage du retard de performance (PLAP) aide les écoles à reconnaître que tous les enfants sont capables d’apprendre à lire, qu’ils ont tous le droit d’apprendre et qu’ils apprennent différemment.

« Il ne faut pas lancer le processus d'enseignement et d'apprentissage avant d'avoir déterminé le niveau de l'élève » explique M. Muzawazi, directeur principal intérimaire pour l’enseignement primaire et secondaire au Ministère de l’Enseignement primaire et secondaire.

Au cours de la phase pilote du PLAP, le Ministère a découvert que la performance des élèves de 5e année correspondait à un niveau de 1ère année. Les enseignants ont donc tout repris à partir des leçons de 1ère année.

Les élèves étant plus âgés, ils ont pu comprendre et apprendre plus rapidement. En deux mois, ils avaient acquis le niveau de fin de 1ère année et passaient au programme scolaire de 2e année.

Deux mois plus tard, les élèves entamaient les leçons de 3e année. Peu après, ils étaient enfin capables de lire, écrire et compter, ce dont ils étaient incapables avant de débuter le programme de rattrapage.

« Ce que j’apprécie avec le GPE, c’est que leur intervention cible les besoins des pays partenaires. Dans notre cas, nous avons ciblé le fait que les élèves n'avaient pas le niveau de performance correspondant à leur niveau d’études. Le PLAP est la solution que nous avons mise en place. Le Partenariat mondial pour l’éducation nous a permis de former jusqu’à 50 000 enseignants, et les résultats de chaque enfant se sont clairement améliorés », a déclaré M. Muzawazi, directeur principal intérimaire pour l’enseignement primaire et secondaire au Ministère de l’Enseignement primaire et secondaire.

Le soutien continu du GPE

L’ERI, le PLAP et les normes professionnelles des enseignants ont été si bien accueillis qu’il est envisagé de consolider leurs bénéfices en intégrant ces méthodes dans les nouveaux programmes et la formation initiale des enseignants. Il s’agit en cela de veiller à les rendre durables.

En décembre 2016, le secteur éducatif du Zimbabwe a reçu un coup de pouce grâce à un nouveau financement de 20,6 millions du GPE. Celui-ci vise l’amélioration de l’accès à une éducation de qualité et de l’apprentissage des enfants et des jeunes, en particulier au moyen du PLAP et de l’ERI.

Grâce à ces programmes, de nombreux autres enfants du Zimbabwe seront capables de lire.

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Pour en savoir plus sur l’action du GPE au Zimbabwe

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Le Secrétariat du Partenariat mondial pour l'éducation a son siège à Washington D.C. et compte environ 100 employés. Le Secrétariat fournit un soutien administratif et opérationnel à tous ses partenaires,...

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