Comment l’éducation transforme les vies des jeunes filles : rencontre avec Rekia, Habtam et Rosabelle

Des parcours inspirants de trois jeunes filles (Rekia, Habtam et Rosabelle) dont la vie a été transformée grâce à l'éducation.

17 mars 2022 par Secrétariat du GPE
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Lecture : 4 minutes
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De gauche à droite : Rekia, Habtam et Rosabelle
De gauche à droite : Rekia, Habtam et Rosabelle

En Érythrée, un cadre d’apprentissage sûr permet à Rekia de mieux apprendre

Rekia
« Je suis très heureuse de pouvoir enfin apprendre. Je sais que je suis jeune, mais si j'en ai la possibilité, j'aimerais être enseignante ou infirmière pour aider ma communauté. »
Rekia

Jusqu'à récemment, Rekia, âgée de 10 ans et originaire d'Asheti, en Érythrée, devait parcourir 5 kilomètres pour se rendre dans une école primaire qui accueillait les élèves sous une tente, les laissant à la merci des intempéries. Une situation qui n'était pas toujours propice à l'apprentissage.

« Avant, nous n'avions pas d'école bien construite à Asheti. Nos enfants apprenaient dans des abris de fortune ou sous les arbres. La nouvelle école donne de l'espoir aux population de ce village et ses environs », déclare Samku, la mère de Rekia.

Avec le soutien du GPE, le ministère de l'Éducation s'est concentré sur l'amélioration de l'éducation des enfants les plus défavorisés des régions d'Anseba, de Gash-Barka, et du nord et du sud de la mer Rouge.

Désormais, plus de 39 000 élèves étudient dans des salles de classe nouvellement construites et équipées. Le financement a également permis la distribution de 3,5 millions de manuels scolaires, la formation des enseignants et le renforcement de la collecte de données.

« Je suis ravie de voir ma fille aller à l'école. C'est un privilège qui ne m'a pas été accordé. Chaque mère devrait être encouragée à envoyer ses enfants à l'école », affirme à nouveau Samku.

Aujourd'hui, l'avenir semble meilleur pour davantage d'enfants en Érythrée.

Lire aussi - Érythrée, construire des écoles c’est construire des vies : rencontre avec Rekia

En Éthiopie, Habtam ne craint plus d'aller à l'école

Habtam
« Avant, j’étais mal à l'aise quand j'avais mes règles à l’école. Désormais, je peux aller au club des filles et signaler à l’enseignante que je dois me nettoyer et changer la serviette dans la salle. »
Habtam

Chaque jour, Habtam Asfaw, élève en classe de CM2, se rend à pied à l'école publique de Meskerem à Bahar Dar, en Éthiopie. Le trajet n'est jamais facile pour elle, car elle doit faire face à des garçons et des hommes qui la harcèlent le long du chemin.

Cependant, Habtam a désormais davantage confiance en elle et se sent mieux préparée à réagir au harcèlement grâce à une formation sur les compétences de vie qu'elle a suivie à l'école.

Proposée sur une base mensuelle, cette formation permet aux jeunes filles de partager leurs expériences et leurs craintes avec des enseignantes. Ces dernières conseillent ainsi les jeunes filles sur des sujets fondamentaux tels que la violence sexiste, la résolution des conflits, la menstruation et le planning familial.

À l'école publique de Meskerem, il a également été construit un espace privé où les filles peuvent gérer leurs règles de manière confortable et réduire l'absentéisme lié aux menstruations.

Grâce aux efforts du GPE, presque toutes les écoles, tant dans les zones rurales qu'urbaines, ont bénéficié de subventions pour améliorer l'apprentissage et la qualité de l'enseignement. Les élèves et les écoles défavorisés, qui présentent les indicateurs d'éducation les plus bas, ont bénéficié des subventions les plus importantes.

Le financement du GPE contribue à rendre l’environnement scolaire favorable aux filles, et cela encourage les filles comme Habtam à poursuivre et à terminer leur scolarité.

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Vanuatu : la difficulté d’étudier en temps de catastrophes naturelles et de pandémie pour les élèves comme Rosabelle

Rosabelle
« Dès le début de la pandémie, notre école a fermé et nous avons reçu des kits pédagogiques pour apprendre à la maison, contenant un emploi du temps présentant les matières à étudier et les devoirs à faire chaque jour... Chaque semaine, nous devions retourner à l'école pour faire vérifier notre travail par notre enseignant. »
Rosabelle

Le cyclone tropical Harold a frappé le Vanuatu en 2020, détruisant des centaines d'écoles et perturbant l'apprentissage de 51 000 élèves.

Si en temps normal, gérer les conséquences d'un cyclone nécessite un effort herculéen, le gouvernement a dû y faire face cette fois-ci en pleine pandémie de COVID-19.

Rosabelle, élève à l'école primaire de Pango, fait partie des élèves qui ont été touchés par les deux crises.

Le GPE a aidé le gouvernement à faire en sorte que l'apprentissage ne soit pas interrompu pendant les deux crises.

À ce jour, plus de 7 600 ressources d'enseignement et d'apprentissage, ainsi que des kits pédagogiques pour apprendre à la maison, destinés aux enfants des écoles maternelles et primaires, ont été distribués.

Ces ressources et matériels pédagogiques ont également été adaptées pour répondre aux besoins des enfants handicapés.

Le GPE a également soutenu la mise à disposition de citernes d'eau pour au moins 83 écoles primaires touchées par le cyclone.

« Quand nous sommes retournés [à l'école], on pouvait se laver les mains et beaucoup d'enfants ont obéi aux règles de distanciation sociale », déclare Rosabelle.

Rosabelle aimerait devenir enseignante parce qu'elle veut être un bon modèle et participer à l'avenir d’autres enfants. Elle sait qu’une éducation de qualité permet un meilleur avenir.

Lire aussi - Vanuatu : créer un système éducatif plus résilient aux catastrophes naturelles

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Je milite pour la protection des droits des enfants et des jeunes. Si nous pouvons organiser des journées de sensibilisation dans les zones les plus reculées. Je suis de la région du centre mais les populations de mon village (écoles) ne bénéficient pas de toutes ces informations. Les élèves sont torturés jusqu'à faire le commas sans compter les blessés des violences. Je compte sur vous pour trouver une solution palliative à ce sujet. Nous avons comme impression que ces activités restent pour certaines localités qui en bénéficient pendant des années alors que d'autres sont abandonnées

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