5 raisons pour lesquelles l’éducation des filles est un investissement intelligent
A l'occasion de la Journée internationale des filles, examinons à quel point il serait transformateur que toutes les filles du monde reçoivent une éducation de qualité pendant 12 ans.
11 octobre 2018 par Secrétariat du GPE|
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Une jeune élève de l'école maternelle de Beach View au Guyana
CREDIT: GPE/Carolina Valenzuela

1, 2, 3, 4, 5 …………….… 132 millions.

Pouvez-vous imaginer combien de temps il faudrait pour compter jusqu'à cent trente-deux millions ? Chacun de ces nombres représente une fille qui, aujourd’hui, ne peut pas aller à l’école pour recevoir l'éducation qui constitue un de ses droits fondamentaux.

Au lieu de cela, elle devra peut-être se contenter de veiller sur ses jeunes frères et sœurs, aller chercher de l'eau loin du domicile familiale ou aider à vendre au marché ou dans la rue.

De ce fait, les chances pour les filles de sortir leurs futures familles et elles-mêmes de la pauvreté sont réduites à néant.

Nous savons que l'éducation des filles est un bon investissement, et les données le prouvent. Voici 5 raisons pour lesquelles l’éducation des filles est un investissement judicieux :

  1. Elle permet de sauver des vies : 190 000 mères pourraient être sauvées si elles achevaient toutes leurs études primaires.
  2. Elle garantit des revenus plus élevés : les femmes ayant fait des études du niveau du primaire (partielles ou complètes) gagnent jusqu'à 20 % de plus que celles qui n'ont aucune éducation. Les femmes ayant fait des études secondaires peuvent s'attendre à gagner presque deux fois plus et celles ayant fait des études supérieures près de trois fois plus que celles n'ayant pas fait d'études.
  3. Elle contribue à mettre fin aux mariages des enfants : Si l’enseignement secondaire universel était atteint, cela pourrait contribuer à pratiquement éliminer le mariage des enfants.
  4. Elle décuple leur potentiel : dans une étude réalisée dans 54 pays, les femmes ayant fait des études secondaires étaient quatre fois moins susceptibles de ne pas maîtriser les ressources du ménage, d'être victimes de violence conjugale ou d'être mariées trop tôt, par rapport aux femmes n'ayant reçu qu'un enseignement primaire.
  5. Elle assure aux enfants une meilleure santé : Chaque année supplémentaire de scolarisation réduit la probabilité de mortalité infantile de 5 % à 10 %.

(Sources)

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Le Partenariat mondial pour l’éducation s’est donné pour priorité de soutenir l’éducation des filles et les résultats suivants dans les pays partenaires le montrent :

  • 41 millions de filles de plus ont été scolarisées dans le primaire depuis 2002.
  • 74 % des filles achèvent désormais l'école primaire, contre 57 % seulement en 2002
  • 48 % des filles achèvent désormais le premier cycle du secondaire, contre 35 % en 2002
  • Dans 2/3 de nos pays partenaires, autant de filles que de garçons achèvent le primaire.

Nous travaillons avec les pays en développement pour augmenter le nombre de filles scolarisées et qui apprenent réellement. Pour ce faire, nous avons :

  • mis l'égalité des sexes au cœur de notre stratégie
  • adopté une politique sur l'égalité entre les sexes,
  • développé un guide pour l'élaboration de plans sectoriels de l'éducation favorisant l'égalité des sexes,
  • collecté des données ventilées par sexe pour informer notre travail et nos résultats,
  • octroyé des fonds pour promouvoir l'égalité des sexes dans plus de 86 % des financements du GPE, à travers notamment :

    • la formation de plus d'enseignantes,
    • la construction de toilettes et des points d'eau séparés pour les filles
    • l'organisation de campagnes auprès des communautés reculées pour assurer la promotion de la scolarisation des filles

Nous savons qu'il reste encore beaucoup à faire et nous continuerons à travailler sans relâche pour que toutes les filles puissent aller à l'école, y apprendre et s'épanouir.

Pour en savoir plus :

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commentaires

Bonjour à toutes et à tous, Comme d'habitude, c'est avec beaucoup d'intérêt que je lis vos articles. La situation de la scolarisation des jeunes filles dans les pays à faible revenu est effectivement alarmante. Personnellement, j'ai beaucoup de considération pour les gouvernements et les Ongs qui qui cristallisent leurs efforts à donner plus de chance aux filles afin qu'elles puissent avoir davantage accès à l'éducation, faire de longues études et améliorer leurs conditions de vie ainsi que celles de leur famille. Et je pense que les efforts des uns et des autres seraient encore plus efficaces si l'on formait des auxiliaires pédagogiques chargées d'encadrer les filles dans leur quartier. Pour ce faire, on pourrait par exemple sélectionner des bachelières en situation de chômage et leur faire suivre une formation de courte durée pour leur apprendre les fondamentaux pédagogiques. Dans les zones rurales, cela pourrait se faire dans les maisons communautaires par exemple. Ce faisant, je pense qu'on pourrait augmenter substantiellement les chances des jeunes filles scolarisées.

Moussa, merci de votre commentaire et de votre idée intéressante. Tout le soutien que l'on peut apporter aux filles sur leur chemin éducatif est apprécié.

Je vous en prie Chantal. Tout le plaisir est pour moi. Je m'intéresse beaucoup aux questions relatives à l'éducation. D'ailleurs pour l'obtention de mon diplôme de journaliste, je viens d'achever une étude sur la problématique de l'introduction des langues nationales dans le système éducatif formel sénégalais. De plus, j'expérimente souvent des méthodes d'apprentissage (en lecture et en calcul) avec mes nièces, mes neveux... Donc, aider les enfants à améliorer leurs performances scolaires est, comme qui dirait, un hobby pour moi. Seulement malgré les succès des formules testées à petite échelle dans le cadre familiale, je ne suis pas sûr de la même réussite à plus grande échelle, tant les modalités d'application sont complexes. C'est pourquoi j'ai toujours pensé que des auxiliaires pédagogiques seraient peut-être une bonne idée dans un contexte socio-éducatif marqué d'une part par un fort taux d'analphabétisme des parents qui, de plus, sont souvent dépassés par le cours de la vie, d'autre part par des enseignants démotivés (et parfois mal formés) qui ne sont plus intéressés que par leur salaire. En tout cas, il reste beaucoup à faire. Mais j'apprécie énormément ce que vous faites. Et je pense sincèrement que si vos partenaires au niveau des différents gouvernements et au niveau des établissements scolaires jouaient correctement le jeu, la situation serait plus que sauvée : on atteindrait un niveau d'éducation très très satisfaisant des enfants. Merci à vous, merci à toute l'équipe du PME.

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