4 leçons tirées d'une nouvelle évaluation sur le soutien du PME à la planification du secteur de l'éducation

Une nouvelle évaluation des travaux du PME révèle les forces et faiblesses du soutien du PME à la planification du secteur de l'éducation et présente des perspectives pour l'avenir.

18 juin 2020 par Nidhi Khattri, Global Partnership for Education, et Anne Guison Dowdy , Global Partnership for Education Secretariat
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Lecture : 4 minutes
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Le PME et des responsables des ministères de l'éducation, de l'égalité des sexes et de la santé, ainsi que des représentants de la société civile et des organisations d'enseignants se sont réunis pour un atelier sur les orientations en matière d'élaboration de plans sectoriels de l'éducation tenant compte de l'égalité des sexes (GRESP), qui s'est tenu à Nairobi au Kenya en novembre 2018.
UNGEI/Sarah Winfield

Le PME vient de publier une nouvelle évaluation (en anglais) sur la pertinence, l'efficacité et l'efficience du soutien du PME à la planification sectorielle, notamment par le biais de ses financements pour la préparation de plans sectoriels de l’éducation (ESPDG, du sigle en anglais).

L'étude s'appuie sur un certain nombre d'évaluations réalisées au niveau des pays et d'entretiens avec les parties prenantes dans le but d’approfondir les conclusions de l'étude théorique (en anglais) réalisée l'année dernière.

L'évaluation présente quatre conclusions principales qui révèlent les forces et les faiblesses du soutien du PME à la planification du secteur de l’éducation et fournissent des indications pour l'avenir.

  1. La qualité des plans sectoriels s'est améliorée depuis 2016, date à laquelle des changements importants ont été apportés au modèle du PME.

    Les financements pour la préparation de plans sectoriels et les prérequis nécessaires à leur requête ont contribué de manière significative à cette amélioration de la qualité. Les plans répondent désormais à un plus large éventail de normes de qualité du PME. Avant 2016, la plupart des plans ne respectaient même pas cinq des sept normes de qualité du PME. Par contre depuis 2016, la plupart des plans respectent désormais au moins six normes.

    Un plus grand nombre de plans sont désormais « réalisables » (c’est-à-dire qu’ils sont financièrement viables, contrôlables et peuvent être véritablement mis en pratique) et « stratégiques » (selon la manière dont ils abordent l'apprentissage, l'équité et l'efficience). Ces deux critères étaient les moins satisfaits avant 2016, en particulier dans les contextes fragiles.

    Pour les pays ayant eu deux plans consécutifs, on constate également une amélioration de la qualité entre leur premier et leur deuxième plan.

    Dans l'ensemble, les problèmes qui demeurent relèvent du manque de hiérarchisation des priorités, d’objectifs trop ambitieux par rapport au financement disponible et de délais de mise en œuvre trop courts.

  2. Différentes modalités de soutien sont stratégiquement pertinentes pour l'objectif du PME qui consiste à aider les pays à élaborer des plans de qualité.

    Le financement pour la préparation de plans sectoriels de l’éducation (ESPDG) a incité les pays partenaires à bénéficier de financements de mise en œuvre, et nos processus d'assurance de la qualité ont toujours eu une influence positive sur la préparation des plans sectoriels dans les différents contextes.

    Les analyses sectorielles de l'éducation, financées par les ESPDG, sont de plus en plus et de mieux en mieux utilisées dans les processus de planification sectorielle. Les plans sectoriels les plus récents sont basés sur des données de meilleure qualité et plus récentes, issues de ces analyses. Le mécanisme et le financement des ESPDG ont également permis une approche plus inclusive et plus participative de la préparation des plans sectoriels, les ressources étant utilisées pour des consultations aux niveaux national et infranational, et des activités de plaidoyer étant menées pour un dialogue davantage inclusif.

Évaluation du soutien du PME à l'élaboration des plans sectoriels - Rapport final (en anglais)
  1. Le soutien du PME à la planification n'est pas pleinement pertinent sur le plan opérationnel lorsqu'il s'agit d'aider les autorités nationales à mettre en œuvre leurs plans.

    Si les plans sectoriels de meilleure qualité ont plus de chances d'être mis en œuvre que ceux de moindre qualité, les plans de bonne qualité ne sont pas nécessairement mis en œuvre de manière efficace. L'appropriation du plan par les parties prenantes du pays influence la mesure dans laquelle un plan approuvé est ensuite utilisé.

    L'appropriation limitée aux niveaux décentralisés et au-delà de l'éducation de base reste un grand défi. Des facteurs contextuels plus larges (les moyens financiers des gouvernements, les conflits ou les situations d'urgence, les chocs macroéconomiques, le manque d'harmonisation entre les bailleurs de fonds, etc.) constituent des obstacles importants, mais ne sont pas suffisamment pris en compte par le PME pour un soutien plus souple à la préparation du plan et, surtout, à sa mise en œuvre ultérieure.

    Cette situation est exacerbée par le fait que les capacités de préparation, de mise en œuvre et de suivi des plans nationaux à tous les niveaux de gouvernement sont plus faibles que ce qui serait nécessaire. C'est un domaine dans lequel le soutien du PME peut être amélioré et qui sera pris en compte dans notre nouvelle stratégie.

    Les ESPDG financent des activités de renforcement des capacités des parties prenantes en matière d'élaboration des plans certes, mais il est difficile de savoir comment ou si leurs capacités s’améliorent réellement à la suite de ces activités, car les progrès ne sont pas suivis dans ce domaine.

    Le soutien du PME aux pays pourrait également accorder une attention plus systématique à l'évaluation des principales lacunes en matière de capacités et à la création de capacités durables pour la mise en œuvre des plans et le suivi sectoriel, tant en termes de capacités techniques que de dispositions institutionnelles.

  2. Le PME utilise largement les bonnes pratiques de gestion pour son soutien à la planification sectorielle, mais il doit se concentrer davantage sur les enseignements à tirer des processus de planification et sur l'évaluation de la réalisation des objectifs du cycle de planification.

    Le processus d'approbation de l'ESPDG fonctionne généralement bien (et il s'est structuré au fil du temps). Ses procédures sont claires et les critères d'approbation transparents. Toutefois, le processus de requête est perçu comme trop lourd compte tenu du montant des fonds mis à disposition.

    Le PME devrait également renforcer son orientation vers le suivi et l'apprentissage, et les activités de soutien aux pays qui y sont liées, pendant et entre les cycles de planification, ainsi que ses instruments de soutien à la planification.

    L'évaluation contribuera à éclairer le processus de planification stratégique post-2020 et l'élaboration de nouvelles modalités opérationnelles, notamment en ce qui concerne l'approche du PME en matière de soutien à la planification.

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