Financement national

Le GPE aide les pays partenaires à améliorer le volume, l'équité et l'efficience des financements nationaux de l'éducation.

Les budgets nationaux, déjà sous pression en raison des effets de la COVID-19, sont encore plus comprimés par la hausse des prix des denrées alimentaires et des matières premières. Aggravées par l'augmentation des niveaux d'endettement et la fréquence, la gravité et le coût croissants des catastrophes liées au climat, ces conditions pourraient avoir un impact sur les budgets de l'éducation pour les générations à venir.

Même avant la pandémie et les crises actuelles, les pays ne dépensaient pas suffisamment pour l'éducation, et les variations des dépenses d'éducation entraînent des expériences d'apprentissage très différentes pour les enfants. La nécessité d'investir dans l'éducation n'a jamais été aussi grande.

Le financement national constitue la source la plus importante et durable de financement pour l'éducation. En moyenne, les pays partenaires du GPE ont alloué 18 % de leurs ressources gouvernementales à l’éducation en 2019. Mais environ un tiers de ces dépenses est inefficace.

Le GPE mobilise des mesures incitatives et un mécanisme de financement basé sur les résultats pour aider les gouvernements à améliorer le volume, l'équité et l'efficience des budgets nationaux de l'éducation.

Le GPE concentre ses efforts sur la mobilisation d'un financement national plus important et de meilleure qualité en tant que forme de financement de l'éducation la plus importante et durable.

L’action du GPE

Une approche holistique du financement national est un élément clé du GPE 2025 pour permettre la transformation des systèmes éducatifs. L'action sur le financement national s'articule autour de trois piliers :

  • Volume : Allouer des ressources adéquates à l'éducation pour renforcer les progrès vers une éducation de qualité pour tous les enfants.
  • Équité : Veiller à ce que le financement soit alloué et dépensé pour atteindre les plus marginalisés.
  • Efficience : Assurer que les fonds servent autant que possible à améliorer l'apprentissage.

Le modèle du GPE consiste des mesures incitatives et des critères qui visent à améliorer le financement national de l’éducation pour transformer les systèmes éducatifs. La majorité des financements de mise en œuvre du GPE s’appuie sur un financement basé sur les résultats pour soutenir des programmes transformateurs.

Le GPE reconnaît aussi la nécessité d’engager un dialogue stratégique avec les ministères des Finances et renforcer la communication entre les ministères des Finances et de l’Éducation. Le renforcement de la responsabilité dans les dépenses et la mise en évidence de résultats incontestables sont des éléments clés pour renforcer le dialogue entre les ministères de Finance et de l’Éducation.

Le GPE favorise également un dialogue sectoriel inclusif pour mobiliser la participation de la société civile dans le suivi de l'usage des financements nationaux, et pour améliorer la transparence et la responsabilité dans les dépenses pour l'éducation. Grâce à L'éducation à voix haute du GPE, le plus grand fonds mondial de plaidoyer pour l'éducation et la responsabilité sociale, nous soutenons des organisations de la société civile dans plus de 60 pays pour influencer le dialogue politique sur l'éducation. Un dialogue sectoriel inclusif permet la participation de la société civile au suivi du budget afin d'améliorer la transparence et la responsabilité dans les dépenses d'éducation.

Le plaidoyer pour le financement national coordonne le plaidoyer politique et les programmes nationaux pour mobiliser la volonté politique et convertir les engagements en actions budgétaires.

Volume des ressources

Environ deux tiers des ressources destinées à l'éducation dans les pays à faible revenu proviennent des dépenses publiques nationales.

Le GPE évalue le financement national de l'éducation à partir de critères de référence convenus au niveau international et aide à renforcer les capacités de suivi de l'usage des financements nationaux et à améliorer les capacités de mise à disposition des données pour soutenir la transparence et la responsabilité.

La référence mondiale qui est d’allouer 20 % du budget national à l'éducation reste centrale dans le dialogue et le plaidoyer au niveau des pays. Cela devrait être complété par un dialogue plus large sur l'espace budgétaire.

Mobiliser plus de ressources est essentiel. Pour atteindre l’ODD 4, il faudra combler un déficit de près de 200 milliards de dollars par an dans les pays à faible revenu, la plus grande partie provenant des dépenses publiques nationales.

Équité

Dans les pays à faible revenu, les enfants en âge d'aller à l'école primaire du quintile le plus pauvre sont trois fois plus susceptibles d'être non scolarisés que les enfants du quintile le plus riche.

Bien que l'accès à l'éducation se soit amélioré, un nombre important d'enfants scolarisés n’apprennent pas, un état de fait qui reflète bien les inégalités et inefficacités des systèmes éducatifs. Les enfants qui acquièrent des compétences de base en lecture et en écriture à l'âge de 10 ans dans les pays à faible revenu sont plus susceptibles de provenir de familles riches vivant en milieu urbain, ce qui renforce les schémas de pauvreté et d’inéquité.

En assurant un suivi du financement national pour assurer plus d'équité, le GPE veille à garantir que les mécanismes de soutien pour l’équité sont intégrés dans les budgets d’éducation, mobilisant ces ressources vers les enfants, les écoles et les régions les plus marginalisés.

Le GPE plaide pour une augmentation des dépenses dans le secteur social (santé, alimentation, protection sociale) parce que les synergies intersectorielles peuvent mener à des améliorations de l'accès à l’éducation, l'apprentissage, et peuvent renforcer la résilience des systèmes éducatifs.

Exemple : l’indice d’équité au Népal

Efficience

Le GPE veille à ce que des ressources minimales puissent produire les meilleurs résultats en matière d’éducation. En s'attaquant aux problèmes d’inefficacité comme les taux élevés de redoublement et d'abandon scolaire, le gaspillage en termes d’achats de matériel et la gestion et répartition des enseignants, les pays partenaires pourraient économiser jusqu'à un tiers de leurs budgets de l'éducation.

Exemple : La Tanzanie améliore le financement de l'éducation

Impact de la COVID-19

La pandémie de COVID-19 a augmenté le déficit annuel de financement pour réaliser l’ODD 4 d'un tiers, de 148 milliards de dollars à près de 200 milliards de dollars.

Le ralentissement des progrès économiques dû à la pandémie affectera probablement le financement de l'éducation pendant des années et les budgets de l'éducation ne devraient pas augmenter au même rythme qu'avant la pandémie.<

La COVID-19 a mis à rude épreuve les économies et les budgets nationaux, et les gouvernements doivent supporter des coûts supplémentaires nécessaires pour assurer la réouverture des écoles et les maintenir ouvertes dans un cadre sûr et sain, face à des économies en contraction et au fardeau croissant des dettes, ce qui met en péril les décennies de progrès réalisés en matière d'éducation.

  • Certains pays à faible revenu ont réduit leurs budgets nationaux de l'éducation depuis le début de la pandémie.
  • Les dépenses des ménages, qui contribuent de manière significative au financement de l'éducation dans ces pays, surtout pour les familles les plus pauvres, devraient baisser car la pandémie de COVID-19 pourrait mener 93 millions de personnes de plus dans la pauvreté, entraînant par ricochet une augmentation des taux d'abandon scolaire.
  • Des millions d'enfants risquent de retourner dans des environnements d'apprentissage encore moins bien financés, ce qui contribuera à aggraver les inégalités existantes.

Pour reconstruire des systèmes éducatifs meilleurs, plus résilients et plus équitablesaprès la COVID-19, nous avons besoin d'investissements intelligents dans l'éducation, notamment en ce qui concerne la protection et l'amélioration du financement national aux niveaux pré-COVID-19 et au-delà. L'éducation est essentielle à la riposte à la COVID-19 et à la reprise.

Campagne pour le financement national du GPE 2021-2025

Lors du Sommet mondial sur l'éducation en juillet 2021, les pays partenaires du GPE se sont ralliés pour affirmer un soutien de haut niveau pour le financement national de l’éducation.

Adoptant un appel à l'action sans précédent, 19 chefs d'État et de gouvernement ont réaffirmé leur engagement d’accorder une priorité au secteur de l’éducation, et se sont également engagés à consacrer au moins 20 % de leurs dépenses annuelles à l'éducation au cours des 5 prochaines années, en se ralliant à la déclaration politique du Président Uhuru Kenyatta.

En outre, 25 pays se sont individuellement engagés à prioriser et à protéger le volume des ressources pour l'éducation et à améliorer l’efficience et l’équité.

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