Le stress du premier jour d'école maternelle dans un contexte de pandémie

Alors que la pandémie continue d'affecter la scolarisation de millions d'enfants dans le monde, la responsable technique du GPE pour l'éducation de la petite enfance (EPE) s’exprime sur l'importance de veiller à ce que chaque enfant ait accès à des services d'EPE de qualité et sur la manière dont le GPE aide les pays partenaires à y parvenir.

01 septembre 2021 par Christin McConnell, Global Partnership for Education
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Lecture : 3 minutes
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Le stress du premier jour d'école maternelle dans un contexte de pandémie. Crédit : Christin McConnell
Credit: Crédit: Christin McConnell

En tant que responsable technique du GPE pour l'éducation de la petite enfance (EPE), je passe une grande partie de mes journées de travail à plaider en faveur d’un accès accru à des programmes d'éducation préscolaire de qualité pour les enfants des pays partenaires du GPE. Je participe à la conception d’outils interactifs (en anglais) et de formations avec des partenaires pour aider les gouvernements et les parties prenantes aux niveaux nationaux à mieux planifier, soutenir et mettre en œuvre des programmes pour la petite enfance dans leurs plans et politiques sectoriels de l'éducation.

J'organise des événements sur le partage des connaissances pour les pays partenaires du GPE et nos divers partenaires de mise en œuvre concernant les approches prometteuses de la mise à l'échelle des services de la petite enfance. Je fournis des conseils techniques sur les financements du GPE qui financent les activités d'éducation de la petite enfance.

Et pourtant, cette semaine, je me trouve en terrain inconnu : je suis mère d'une petite fille de 3 ans qui commence son premier jour d'école maternelle. Et ce qui est peut-être le plus surprenant pour moi : je suis nerveuse.

Les programmes préscolaires de qualité préparent les enfants à l'apprentissage

Je suis reconnaissante de vivre à Washington, DC, où l'accès à l'enseignement préscolaire gratuit pour les enfants de 3 et 4 ans est une réalité (de nombreux autres enfants aux États-Unis pourraient bientôt vivre la même expérience grâce à la promotion de l'enseignement préscolaire universel dans le cadre de l'American Families Plan - en anglais - proposé par le président Biden).

Avant la pandémie, on estimait que près de la moitié des enfants d'âge préscolaire dans le monde (en anglais) n'étaient pas inscrits dans des programmes d'éducation de la petite enfance. Ce chiffre a certainement augmenté, car des rapports récents (en anglais) indiquent que l'éducation de la petite enfance a souvent été laissée de côté dans les programmes nationaux de riposte à la pandémie de COVID-19 et qu'il s'agit du niveau d'éducation où les enfants ont perdu le plus de jours de scolarité.

Je suis reconnaissante que la nouvelle salle de classe de ma fille respectera bon nombre des pratiques qui, à ma connaissance, promeuvent une expérience préscolaire de qualité : des enseignants qualifiés ayant une formation spécialisée dans l'éducation de la petite enfance, un ratio raisonnable d’enfants par enseignant, un programme mettant l'accent sur l'apprentissage par le jeu, une salle de classe avec du matériel de jeu et d'apprentissage adapté à l'âge, des possibilités d'évaluation des élèves pour suivre leurs progrès.

Je sais que, même si nous sommes encore en pleine pandémie, son école suivra les protocoles de santé et de sécurité similaires aux directives mondiales pour les établissements d'éducation de la petite enfance (en anglais).

Premier jour d'école de ma fille. Crédit : Christin McConnell
Premier jour d'école de ma fille.
Credit:
Christin McConnell

L'impact de la pandémie sur la scolarité

En tant que parent, je me retrouve quand même encore à lutter contre l'inévitable angoisse du premier jour d'école de mon enfant. Certaines de mes angoisses sont normales : va-t-elle aimer son professeur, va-t-elle se faire des amis, comment va-t-elle s'adapter à suivre des cours dans une langue différente de celle que nous parlons à la maison ?

Et certaines questions semblent exacerbées par la pandémie : peut-elle vraiment porter un masque toute la journée ; l'école restera-t-elle ouverte cette année ; comment s'adaptera-t-elle après avoir passé la majeure partie de l'année et demie écoulée à la maison ; apprendre à un mètre de distance des autres enfants sera-t-il encore amusant ?

Bien qu'elle puisse être légèrement différente du fait des protocoles COVID en vigueur, l'expérience de ma fille dans une école maternelle constituera sans aucun doute une base solide pour sa future scolarité et pour qu’elle acquiert les compétences sociales, émotionnelles et cognitives dont elle a besoin dans la vie quotidienne. En tant que parent, j'ai peut-être quelques inquiétudes quant à ses premiers jours, mais en fin de compte, je suis ravie qu'elle commence son expérience scolaire avec un programme d'éducation préscolaire de qualité.

Mon souhait est que tous les jeunes enfants du monde aient accès à des opportunités similaires, et que beaucoup plus de parents connaissent comme moi le stress du « premier jour d'école », pour finalement se concentrer sur la joie de savoir que nous donnons à nos enfants le meilleur départ pour leur avenir.

Pendant que ma fille sera à l'école, je continuerai à travailler chaque jour pour promouvoir des programmes d'éducation préscolaire de qualité dans les pays partenaires du GPE. À ce jour, le GPE a investi 270 millions de dollars US dans plus de 35 pays partenaires pour soutenir ces programmes.

L'éducation de la petite enfance est un domaine prioritaire du GPE 2025 et nous continuerons à plaider en faveur d'au moins une année d'éducation préscolaire de qualité pour chaque fille et chaque garçon.

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Commentaires

Je trouve le GPE et ses programmes tellement intéressants que je rêve un nouveau monde à la GPE. Seulement, je m'interroge par comment cela pourrait-il être traduit en réalité malgré le désir profond de GPE, ses responsables et partenaires ?
Pour notre part, je suis très heureux de constater que mon pays bénéficie des services du GPE à travers notamment l'UNICEF.
Étant responsable(Directeur Exécutif) d'une ONG de droit guinéen, de promotion et de défense des droits des Enfants (Bien Être du Monde, BEM), ma préoccupation est de savoir comment notre structure pourrait-elle participer à la mise en pratique de la politique du GPE dans notre pays à travers la région forestière où nous sommes implantés. Déjà, la structure y travaille, elle est intervienue l'année dernière dans une école de la place où elle a facilité la pré-scolarisation et la scolarisation d'une trentaine d'enfants en situation familiale difficile.
Nous vous saurions grès de nous impliquer dans les programmes de GPE en République de Guinée.

Je trouve très intéressant cet article d'autant plus que je suis de ce sous ordre de l'éducation en Guinée. Conséquemment, je souhaite une collaboration avec l'auteur de l'article pour mieux préparer la rentrée scolaire 2021 /2022,notamment ,le préscolaire.

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