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Un financement de 34 millions de dollars du GPE en faveur du Baloutchistan contribue à rendre l'éducation plus accessible, en particulier pour les filles.
Soutenu par un financement du GPE, le système de surveillance de l'école du Sindh est le premier système numérique dans le secteur de l'éducation au Pakistan qui permet un suivi transparent et...
Le Fonds de la société civile pour l’éducation (FSCE) est un programme mondial unique et ambitieux qui soutient la mobilisation citoyenne en faveur de la politique, la planification, la budgétisation...

L'éducation au Pakistan

L’offre des services éducatifs au Pakistan est gravement affectée par les difficultés économiques, politiques et sécuritaires auxquelles le pays se trouve confronté depuis quelques années.

Le 18e Amendement de la Constitution du Pakistan, approuvé en 2010, a transféré la responsabilité de l’offre éducative et des dépenses dans le secteur aux autorités provinciales. Le Ministère fédéral retient, dans une certaine limite, plusieurs mandats, essentiellement en matière d'élaboration des programmes de cours, d'accréditation et de financement de la recherche et du développement.

Selon les données de l’ISU, le Pakistan a alloué 2,5 % de son PIB à l’éducation en 2013. Selon l'Institut pakistanais des sciences politiques et sociales (I-SAPS) le Pakistan a dépensé 2,14 % du PIB à l'éducation en 2014/2015.

En 2014/2015 toutes les provinces au Pakistan consacraient 20 % ou plus de leur budget à l'éducation. Le Sindh a alloué régulièrement 20 % au cours des dernières années. Le Balochistan a augmenté sa part des dépenses à l’éducation de 18 % en 2013/2014 à 20 % en 2015/2016 (source : I-SAPS).

Malgré l’engagement des autorités provinciales à traiter en urgence les besoins du secteur éducatif, le Pakistan occupe la deuxième place mondiale pour le plus grand nombre d'enfants non-scolarisés.

Sindh

En dépit de quelques tentatives par le Gouvernement du Sindh de remédier au faible niveau en termes de participation et de qualité, les résultats du secteur demeurent insuffisants. Des inégalités d’accès à l’éducation existent entre les différents districts, les zones rurales et urbaines, les populations défavorisées et celles qui ne le sont pas, ainsi qu’entre les sexes. En général, les filles des zones rurales, ainsi que les filles et garçons issus des ménages appartenant au quintile des revenus les plus faibles sont les plus susceptibles de ne pas être scolarisés.

Le plan sectoriel de l’éducation du Sindh de 2014–2018 est axé sur l’augmentation de l’accès à l’éducation pour les enfants les plus marginalisés, notamment les filles, et l’amélioration des résultats de l’apprentissage, ainsi que la gouvernance et la responsabilité au sein du secteur de l’éducation.

Les principaux objectifs du plan sectoriel de l’éducation du Sindh sont les suivants :

  1. Augmentation de l’accès équitable à une éducation de qualité pour la petite enfance, l’enseignement primaire et secondaire, dans le but d’éliminer l’exclusion sociale, de faciliter les passages entre niveaux, de promouvoir la cohésion sociale et d’offrir de meilleures opportunités d'accès, de participation et d'apprentissage aux groupes marginalisés, et notamment les filles.
  2. Amélioration de la qualité des résultats de l’apprentissage au moyen de l'apport d'outils destinés aux enseignants, leur permettant de mener des évaluations des acquis en classe pour les matières de base telles que la lecture et les mathématiques ; augmentation du financement pour les intrants permettant une amélioration de la qualité, tels que le matériel pédagogique, l’équipement scientifique et les manuels scolaires ; et normes d'assurance qualité axées sur les résultats de l'apprentissage plutôt que sur les intrants.
  3. Renforcement de la gouvernance et de l’offre éducative par l’amélioration des capacités aux niveaux de l’établissement, du district et de la province, y compris, mais non exclusivement, par l’instauration de normes scolaires et de partenariats public-privé robustes.
  4. Promotion de l'affectation équitable des ressources et amélioration de la viabilité budgétaire et de l’efficacité des dépenses dans le secteur éducatif, afin de favoriser la transparence et la responsabilité en matière d’utilisation des fonds publics.

Balochistan

Le Baloutchistan est confronté à de nombreuses difficultés dans le secteur éducatif : un grand nombre d’enfants non-scolarisés, un fort taux de décrochage scolaire, une importante inégalité des sexes marquée par des disparités en termes d'indicateurs de l'éducation, une faible qualité de l'enseignement et de l'apprentissage en classe.

En 2015/2016, le Baloutchistan a affecté 20 % de son budget à l’éducation (source : Public Financing of Education in Pakistan)

Le gouvernement du Baloutchistan s’est engagé à relever les défis multiples du secteur éducatif et a identifié la question du faible accès à l’éducation comme la priorité la plus importante et le plus grand défi.

Le plan sectoriel de l’éducation du Baloutchistan 2013–2018 est axé sur les priorités suivantes :

  1. Amélioration de l’accès et de l’équité à l’école pour tous les garçons et les filles :
    • en construisant et modernisant les écoles dans les communautés où l’accès à l’école est faible ou nul.
    • en améliorant le taux de passage d’un niveau à l’autre (de la maternelle au primaire, du primaire au premier cycle du secondaire, du premier au deuxième cycle du secondaire).
    • en réduisant le taux de décrochage par l’amélioration des résultats de l’apprentissage.
    • en développant les formes alternatives de l’offre éducative, notamment la gestion par le secteur privé, le développement des écoles communautaires, entre autres.
  2. Amélioration de la qualité de l’éducation :
    • en développant les capacités des gestionnaires et des professionnels de l’éducation, notamment les enseignants, les examinateurs, les experts chargés de l’élaboration des programmes et des manuels scolaires.
    • en développant des normes et des références en matière d’apprentissage.
    • en améliorant les capacités d’évaluation.
    • en préparant une nouvelle politique linguistique à l’école, propice à l’apprentissage.

Les améliorations en matière de gouvernance et de gestion sont essentielles pour le PSEB, axé sur de meilleures capacités gestionnaires pour la gestion et la supervision, ainsi que de meilleurs mécanismes de collecte et d’utilisation des données.

Vous pouvez consulter cette carte interactive complète sur l’éducation au Pakistan.

Financements

Tous les montants sont en dollars US.

Type de financement Années Allocations Décaissements Agent partenaire
Mise en oeuvre du programme 2015-2018 34 000 000 (Balochistan) 13 068 017 BIRD
2015-2017 66 000 000 (Sindh) 65 730 921 BIRD
Préparation d'un plan sectoriel 2017 499 400 (Sindh) BIRD
2012 250 000 249 717 UNICEF
Préparation d'un programme 2013 190 000 188 092 BIRD
  TOTAL 100 939 400 79 236 747  

Données

Source : Banque mondiale - Données sur l'éducation

Les données sur l'éducation sont compilées par l'Institut de statistique de l'UNESCO à partir des réponses officielles à des enquêtes et à partir de rapports fournis par les autorités de l'éducation de chaque pays.

Accès

Taux d’achèvement du primaire

Taux d’achèvement du 1er cycle du secondaire

Taux d’enfants non scolarisés en âge du primaire

Taux d’adolescents non scolarisés en âge du 1er cycle du secondaire

Taux brut d’inscription au préscolaire

Indice de parité entre les sexes pour le taux d’enfants non scolarisés – Primaire et 1er cycle du secondaire

Dépenses publiques pour l’éducation en % du PIB

Dépenses publiques pour l’éducation en % des dépenses publiques (%)

Ratio élèves/enseignants formés

Enseignants formés

Le GPE au Pakistan

Des élèves dans leur salle de classe au Pakistan. Crédit: Banque mondiale/ Caroline Suzman

Début 2015, le Baloutchistan et le Sindh ont mené leur première revue sectorielle conjointe, à la suite de l’approbation des plans sectoriels de l’éducation en 2014. Ce fut une étape importante.

La responsabilité de l'éducation a été largement dévolue aux gouvernements provinciaux depuis l’amendement constitutionnel de 2010, et le GPE travaille ainsi avec les groupes locaux des partenaires de l'éducation à la fois au Baloutchistan et au Sindh. Le GPE soutient également le dialogue du secteur de l'éducation et la coordination au niveau fédéral à travers la participation du Groupe national des partenaires de développement, qui se réunit sur une base régulière.

Balochistan

Le modèle de partenariat du GPE vise à tirer parti d’une transparence accrue et de la responsabilité mutuelle dans le dialogue entre les gouvernements provinciaux, les partenaires de développement et les principales parties prenantes. Ceci définit les conditions pour améliorer la coordination et la responsabilité des ressources intérieures et extérieures pour l'éducation.

Le financement de 34 millions de dollars US alloué par le GPE au Baloutchistan vise à augmenter le taux d’inscription et de scolarisation à l’école, en plaçant un accent particulier sur la participation des filles, et à développer des mécanismes de collecte et d'utilisation de l'information pour une gestion améliorée de l'éducation. Il permettra plus précisément :

  • d’améliorer l’accès et l’équité en développant l’accès grâce aux écoles communautaires et en soutenant le passage à des niveaux supérieurs d'enseignement. Par ailleurs, une attention particulière sera portée à l'évolution professionnelle des enseignants et à l'amélioration de l'environnement de l'apprentissage afin de garantir aux enseignants les compétences pédagogiques adéquates leur permettant d’enseigner dans les niveaux supérieurs.
  • d’améliorer la qualité de l’éducation de la petite enfance dans les nouveaux établissements au moyen du renforcement des capacités des enseignants et de l’apport d’outils pédagogiques simples de gestion de l’enseignement et de l’apprentissage. Les systèmes d’information scolaire seront améliorés pour une plus grande validité des données et davantage de responsabilité envers l'enseignement et l'apprentissage dans les établissements.
  • de fournir une assistance technique pour renforcer les capacités de gestion et de suivi, en soutien à l'instauration de systèmes et de procédures pour une planification et une mise en œuvre efficaces des activités du projet, tout en développant des systèmes de suivi robustes.

Le financement accordé au Baloutchistan fait du GPE le plus grand organisme extérieur contribuant au secteur de l’éducation de la province.

Le groupe local de partenaires de l’éducation du Baloutchistan est mené par le Département de l’enseignement secondaire (DES) et comprend des représentants du Département de l’éducation, du Canada, de DFAT-Australie, de l’UNESCO, de l’UNICEF, d’USAID, d’Allemagne, de la Banque mondiale et d’organisations de la société civile. L'UNICEF est l'agence de coordination.

Sindh

Le financement de 66 millions de dollars US du GPE vise à renforcer les capacités institutionnelles à générer, diffuser et utiliser l’information en soutien à la mise en œuvre de réformes clés au titre du plan sectoriel de l’éducation.

Ces fonds financeront deux composantes :

  1. Renforcement des systèmes qui soutiennent les interventions dans les trois domaines de réforme suivants :
    • Le Système de suivi scolaire du Sindh pour soutenir la conception et le déploiement d’un système de suivi pour la collecte, l'analyse, la diffusion et l'utilisation des données sur des indicateurs spécifiques au niveau scolaire, notamment les effectifs scolaires et la présence des enseignants
    • Le Système de suivi et d’information pour les ressources humaines afin de renforcer la gestion des personnels enseignant et non-enseignant
    • Le Renforcement de la communication pour élaborer une stratégie de communication et d'autres activités de communication et de consultation.
  2. Soutien au programme, axé sur un appui technique, des conseils et un renforcement des capacités afin d'élaborer, de mettre en œuvre et de suivre les domaines prioritaires dans le cadre du projet.

Le groupe local des partenaires de l’éducation du Sindh comprend 35 membres dont des représentants du Département d'éducation et de littératie du Sindh (DEL), du Canada, de DFiD, de JICA, de l’UNESCO, de l’UNICEF, d’USAID, de la Banque mondiale, de l’Union européenne, du secteur privé et d’organisations de la société civile. L'UNICEF est l'agence de coordination.

Source: Restructuring paper, World Bank, September 2015

Résultats

Le projet financé par le GPE dans le Sindh est axé sur le renforcement de la capacité institutionnelle à générer, diffuser et utiliser des informations pour soutenir la mise en œuvre de réformes clés, et a contribué aux résultats suivants :

  • Les données du système de suivi des écoles du Sindh d'au moins 70 % des écoles ont été collectées dans 29 districts,
  • Les données sur le suivi ont été analysées et envoyées à la direction du Département de l'éducation et de l'alphabétisation et aux administrateurs de district dans 29 districts,
  • 29 districts ont soumis des rapports HRMIS au Département de l'éducation et de l'alphabétisation,
  • Une enquête sur la sensibilisation et la compréhension des réformes a été menée auprès des parties prenantes,
  • Un système régulier de réparation des plaintes est établi et maintenu par le Département en charge de l'éducation.

Source : Source: Sindh Global Partnership for Education Project – World Bank Implementation Status and Results Report. August 2017

Le projet financé par le GPE au Baloutchistan vise à augmenter le taux de scolarisation et de rétention dans les écoles soutenues par le projet, en mettant l'accent sur l'éducation des filles et la participation, et à développer des mécanismes de collecte d'informations. Le financement a contribué aux résultats suivants :

  • 11 453 filles sont inscrites dans les classes du niveau 1 à 5 des écoles publiques soutenues par le projet,
  • 70 % de taux de rétention des élèves dans les écoles du projet,
  • 778 filles sont inscrites dans les classes du niveau 6 à 10 des écoles publiques soutenues par le projet,
  • Un rapport annuel régulier portant sur certains indicateurs pour les écoles a été rédigé et rendu public,
  • 63 nouvelles écoles primaires ont été créées grâce au soutien de la communauté,
  • Un programme d'éducation de la petite enfance a été mis en place dans 63 écoles gouvernementales,
  • 53 enseignants ont bénéficié d'une formation continue,
  • Des informations sur les écoles ont été collectées et 7 rapports portant sur des indicateurs précis ont été rédigés.
Dernière mise à jour 31 mars 2018