Riposte à la COVID-19

Allocation : 7 millions $ US

Années : 2020-2021

Agent partenaire : UNICEF

Document clé : Requête de financement et document de programme

Le financement de 7 millions de dollars soutient :

  • la mise à disposition de contenus éducatifs par le biais de programmes radiodiffusés ;
  • la distribution de postes de radios et de matériel d'apprentissage aux enfants les plus vulnérables ;
  • l'offre d'un soutien psychosocial aux élèves, aux enseignants et aux parents ;
  • l'organisation de campagnes de sensibilisation sur la prévention du COVID-19, des grossesses non désirées, des violences basées sur le genre, etc. ;
  • la rénovation ou la construction d'installations d'hygiène et de salubrité dans les écoles, notamment des fontaines à eau, des stations de lavage des mains, des kits de nettoyage et d'hygiène ;
  • la mise en œuvre de cours de rattrapage et de cours de soutien supplémentaires pour les élèves ayant besoin ;
  • la distribution de repas aux élèves non scolarisés.

Fin mars 2020, le bureau de l'UNICEF au Burundi a également reçu un financement du GPE de 70 000 $ US destiné à aider le ministère de l'Éducation à planifier sa riposte à la pandémie de coronavirus (COVID-19).

L'éducation au Burundi

Suite aux événements sociopolitiques survenus en 2015, le gouvernement, en concertation avec ses partenaires techniques et financiers, a développé un plan de transition à moyen terme (PTE 2018-2020), au lieu de poursuivre la mise en oeuvre du PDSEF 2012-2020. Cela lui permet de concentrer ses efforts sur l’enseignement fondamental, de préserver les autres niveaux jusqu’à ce que le pays ait surmonté les turbulences actuelles et de préparer un plan sectoriel complet à la fin de la période du plan de transition.

Le plan de transition de l’éducation a été endossé par le gouvernement et ses partenaires en mai 2018 à la suite d’un processus participatif.

Le PTE se concentre sur l’enseignement fondamental pour accompagner la réforme de l’éducation fondamentale mise en vigueur à partir de la rentrée scolaire 2013/2014 et répondre aux défis majeurs identifiés dans le RESEN 2014 et l’analyse des risques et vulnérabilités réalisées en 2017. Des défis importants persistent en effet si l’on considère les dimensions de l’équité, de l’efficience et des résultats de l’apprentissage.

Le secteur de l’éducation constitue une priorité de l’Etat burundais au regard de la part du budget qu’il consacre à l’éducation. En effet, la part du secteur de l’éducation dans les dépenses courantes hors dette de l’Etat a été toujours élevée ; elle est passée de 31 % en 2014 à 34 % en 2016 et il est prévu qu’elle atteigne 36 % en 2020.

Le groupe sectoriel de l’éducation (GSE) est la plateforme de dialogue et de concertation entre le gouvernement et ses partenaires. La Ministre de l’éducation copréside les réunions régulières du GSE, aux côtés du représentant du Chef de file, ce qui démontre un engagement des autorités nationales vis-à-vis de la coordination du secteur avec les partenaires.

Infos et derniers blogs

Dernier financement

Des enfants heureux au Burundi. Septembre 2013

Des enfants souriant à la caméra. Burundi. Septembre 2013

CREDIT: UNICEF Burundi/Nijimbere
Objectif de développement: aider tous les enfants à obtenir les résultats attendus du programme d'enseignement de base de la manière la plus efficace possible.
Allocations: 46 900 000 $US
Années: 2019-2025
Agent partenaire: AFD
Utilisation: 6 224 000 $US

Le projet « Twige Neza », soutenu par le financement du GPE, vise à aider les autorités nationales à sauvegarder les acquis du système éducatif et contribuer à réduire sa vulnérabilité. Son but est d'aider le pays, en étroite collaboration avec ses partenaires de développement, à poursuivre ses progrès pour préserver le droit à l'éducation.

Le programme est également soutenu par l'agence française de développement (AFD) pour un coût total de 51,9 millions de dollars.

Le financement du GPE de 46,9 millions de dollars US est constitué de 25,6 millions de dollars US de financement de mise en œuvre approuvés en mars 2019 et d'un financement additionnel de 21,3 millions de dollars US approuvé en avril 2021.

Le programme comporte cinq volets.

  1. Améliorer les capacités d'accès à l'éducation pour assurer de meilleures conditions d'apprentissage et la progression des élèves dans l'éducation de base et réduire les inégalités pour favoriser une scolarisation plus équitable des enfants, tout en optimisant les ressources disponibles et en construisant plus de salles de classe. Les principales activités de ce volet comprennent :
    • la contruction de salles de classe ;
    • l'élaboration et la mise en place de procédures pour améliorer la gestion des ressources locales ;
    • l'élaboration d'une stratégie pour assurer la durabilité des infrastructures scolaires.
  2. Améliorer la qualité de l'apprentissage et l'efficacité du système à travers :
    • le renforcement des capacités d'enseignement du français comme matière et de son utilisation comme langue d'enseignement pour faciliter la transition linguistique ;
    • l'amélioration des conditions et des pratiques d'enseignement des sciences au niveau 4 en dotant les écoles des équipements nécessaires au bon fonctionnement des laboratoires et de matériels informatiques ;
    • le renforcement des compétences des enseignants et des formateurs en matière de tests et de mise en œuvre de programmes de rattrapage pour réduire les taux de redoublement.
  3. Soutenir la résilience des écoles et réduire leur vulnérabilité pour apporter un soutien local aux groupes identifiés tout en alimentant les analyses et réflexions du ministère de l'Éducation, de la formation technique et professionnelle (MEFTP), pour l'élaboration de stratégies d'interventions pouvant être intégrées dans le futur plan sectoriel. Les principales activités prévues ici sont :
    • l'expansion de l'éducation inclusive ;
    • la mise en place d'actions locales pour soutenir le maintien des filles à l'école ;
    • le développement d'interventions pour protéger et favoriser la scolarisation des enfants qui ne le sont pas ;
    • le soutien à la réinsertion socio-éducative des personnes rapatriées.
  1. Fournir un appui pour améliorer les capacités de pilotage du système éducatif et soutenir la préparation du futur plan sectoriel. Cela se fera notamment par :
    • la mise en place d'un mécanisme pour soutenir les efforts de développement de la formation technique et professionnelle ;
    • l'amélioration de la collecte et du traitement des données du SIGE ;
    • le soutien à toutes les activités préparatoires à l'élaboration du futur plan sectoriel de l'éducation.
  2. Soutenir la gestion de projet et fournir une assistance technique à travers :
    • le soutien à la mise en place d'un mécanisme de gestion fiduciaire renforcé externe aux structures gouvernementales à travers le recrutement d'un opérateur fiduciaire indépendant pour assurer une gestion optimale du projet ;
    • le déploiement d'une assistance technique aux résidents pour aider au pilotage du projet ;
    • le déploiement d'une équipe d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour superviser le programme d'infrastructures scolaires.

Le projet est mis en œuvre par le ministère de l'Éducation, conformément aux fonctions stratégiques de chacun de ses départements liées au pilotage, à la conduite et la mise en œuvre des opérations, de l'assurance du contrôle qualité et de la supervision. Ils sont assistés dans ces fonctions par un système d'aide à la maîtrise d'ouvrage.

Les fonds du projet sont décaissés à travers deux mécanismes : (i) le paiement direct par l'AFD (l'agent partenaire) et (ii) les avances renouvelables versées sur un compte créé pour le projet.

La part du financement basée sur les résultats est utilisée pour des stratégies visant à réduire le redoublement à différents niveaux de l'éducation de base (dimension d'efficacité), à réduire les disparités géographiques dans l'accès à l'éducation de base et à améliorer les conditions d'apprentissage (dimension d'équité) et à améliorer les performances des élèves en français (dimension liée aux résultats d'apprentissage).

Tous les fonds, qui seront décaissés une fois les différentes cibles du programme atteintes, sont destinés à financer :

  • le programme de construction d'écoles ;
  • la mise en place de réseaux scolaires ;
  • la mise en œuvre d'un programme de nutrition scolaire d'un an en faveur de 50 000 enfants 
  • les interventions particulièrement performantes.

Le Burundi a également bénéficié d'un financement accéléré du GPE de 9,38 millions de dollars, dont l'UNICEF est l'agent partenaire, destiné à soutenir son Programme d’appui à la continuité des apprentissages dans les situations d’urgence.

Le programme de deux ans vise à :

  • assurer l'accès à une éducation adaptée aux besoins socio-émotionnels des enfants et des jeunes de 3 à 16 ans touchés par la crise humanitaire ;
  • renforcer la qualité de l'apprentissage dans les situations d'urgence ;
  • offrir un soutien psychosocial aux élèves et à leurs enseignants touchés par les crises humanitaires.

Financements

Tous les montants sont en dollars américains.

Type de financement Années Allocations Utilisation Agent partenaire  
Financement accéléré 2021-2022 9 380 000 224 290 UNICEF  
COVID-19 2020-2021 7 000 000 2 165 004 UNICEF  
Mise en œuvre d'un programme 2019-2025 46 900 000 6 224 000 AFD  
2016-2019 20 100 000 20 100 000 UNICEF Rapport d'avancement
2013-2016 30 200 434 30 200 434 BTC  
Préparation d'un plan sectoriel 2017-2018 416 927 416 927 UNICEF  
Préparation d'un programme 2019-2021 200 000 200 000 AFD  
2017-2018 201 171 201 171 AFD  
  Total 114 398 532 59 731 826    
Dernière mise à jour : 04 octobre 2021

Dans le cadre de ses investissements pour soutenir les efforts de plaidoyer et de responsabilité sociale des organisations de la société civile, l’Éducation à voix haute du GPE soutient la coalition Éducation Pour Tous Bafashebige (EPT BAFASHEBIGE) sur la période 2019-2021.

Cette aide s'appuie sur les 11 ans de soutien du Fonds de la société civile pour l'éducation (FSCE) aux coalitions nationales de l'éducation, pour leur engagement dans le dialogue sur les politiques sectorielles de l'éducation ;

Avant cela, le GPE avait accordé un financement du FSCE à la coalition Éducation Pour Tous Bafashebige (EPT BAFASHEBIGE) pour soutenir son engagement dans le dialogue sur les politiques sectorielles et renforcer la prise en compte des voix des citoyens dans les programmes de réformes du secteur visant à garantir une éducation de qualité, équitable et mieux financée.

Évolution du secteur éducatif

Les graphiques ci-dessous montrent les progrès globaux réalisés dans le secteur de l'éducation au Burundi et les données du GPE montrent les progrès réalisés par le pays pour 16 des indicateurs suivis dans le cadre de résultats du GPE.

Taux d’achèvement du primaire

Taux d’achèvement du 1er cycle du secondaire

Taux d’enfants non scolarisés en âge du primaire

Taux d’adolescents non scolarisés en âge du 1er cycle du secondaire

Taux brut d’inscription au préscolaire

Indice de parité entre les sexes pour le taux de non-scolarisation

Dépenses publiques pour l’éducation en % du PIB

Ratio élèves/enseignants formés

Enseignants formés

Source : Banque mondiale - Données sur l'éducation
Les données sur l'éducation sont compilées par l'Institut de statistique de l'UNESCO à partir des réponses officielles à des enquêtes et à partir de rapports fournis par les autorités de l'éducation de chaque pays.

Dernière mise à jour 09 septembre 2021